VIDEO. Fermeture des bars et restaurants à Aix-Marseille : "Il fallait en discuter plus en amont", regrette l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy

L'élu Les Républicains déplore le "manque de concertation" dans des "décisions aussi majeures pour l'économie de toute une ville".

FRANCEINFO / RADIOFRANCE

"Il fallait discuter de ces mesures plus en amont", regrette samedi 26 septembre sur franceinfo l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, au sujet des nouvelles mesures sanitaires qui touchent les bars et restaurants de la métropole d'Aix-Marseille et de Guadeloupe, obligés de fermer dès dimanche soir minuit, pour lutter contre l'épidémie de Covid-19.

"La réaction des élus locaux, le fait qu'ils n'aient pas été associés crée aussi une distance, une rupture entre les décisions qui sont prises au niveau national et celles qui vont être accompagnées sur le terrain", a déploré François-Xavier Bellamy. L'eurodéputé LR s'inquiète et croit que "c'est très risqué", mais relativise : "maintenant, le gouvernement a dans ses mains les éléments pour décider, même si c'est vrai que, comme un simple observateur, il est parfois difficile de comprendre exactement la direction dans laquelle on se dirige. Le cas de Marseille en est un, mais aussi à Paris".

Pourquoi fermer les bars à 22h, quelle est la signification réelle de cet horaire parmi d'autres ? On a du mal à comprendre des mesures restrictives qui, au fond, ne donnent le sentiment d'une très grande cohérence. 

François-Xavier Bellamy, eurodéputé LR

à franceinfo

François-Xavier Bellamy a pointé du doigt des "incohérences, y compris dans le comportement du gouvernement, qui font que c'est plus difficile d'adhérer à ces mesures".

L'élu "craint une fracture, causée par l'absence de concertation véritable" et tacle le locataire de Matignon : "On nous avait décrit Jean Castex comme étant le 'Premier ministre-maire' qui allait associer les territoires, se souvient François-Xavier Bellamy, et en réalité, on se rend compte qu'on prend des décisions aussi majeures pour l'économie de toute une ville déjà complètement fragilisée simplement en appelant ses représentants une demi heure avant de les annoncer au grand public. Ça ne s'appelle pas de la concertation", assène-t-il. Pour créer de l'adhésion, l'élu européen appelle à "associer les citoyens et leurs représentants à la logique des décisions difficiles".