VIDEO. En Indonésie, un cimetière submergé par les morts du Covid-19

Les autorités du pays sont en alerte face à la hausse du nombre de nouveaux cas de coronavirus, et s'attendent à une augmentation du nombre de morts dans les prochaines semaines.

Les tombes sont creusées à la chaîne et le rythme ne faiblit pas. Dans le cimetière indonésien de Pondok Ranggon, à l'est de Jakarta, les morts du Covid-19 affluent chaque jour un peu plus nombreux. La capitale indonésienne est particulièrement affectée par la pandémie de coronavirus, et les autorités locales se préparent au pire.

La hausse constante du nombre d'inhumations dans ce cimetière a de quoi inquiéter, car c'est à cet endroit que sont redirigés les défunts. Ces dernières semaines, dix nouvelles tombes en moyenne ont été creusées chaque jour à Pondok Ranggon. Ce nombre oscille désormais entre trente et quarante nouvelles sépultures chaque jour, et les équipes du cimetière sont débordées.

La situation reste très préoccupante

Faiblement équipée pour combattre la pandémie, l'Indonésie est le deuxième pays d'Asie le plus endeuillé par le coronavirus, avec 9 336 victimes enregistrées, selon les chiffres de l'université américaine Johns-Hopkins, vendredi 18 septembre. L'archipel, qui compte près de 270 millions d'habitants, est loin derrière l'Inde, qui déplore 84 372 décès, mais devance largement la Chine (4 736), pourtant cinq fois plus peuplée.

Comme dans d'autres régions du monde, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 repart à la hausse, avec 3 365 tests positifs pour la seule journée de jeudi. Un chiffre qui pourrait être en réalité bien supérieur au recensement officiel, car l'Indonésie est l'un des pays qui testent le moins leur population. Face à cette situation alarmante, Jakarta est placée en confinement partiel depuis le 10 septembre. Les autorités locales prévoient d'agrandir le cimetière de Pondok Ranggon, pour y ajouter 6 500 mètres carrés de sépultures.

Vue aérienne du cimetière de Pondok Ranggon, à l\'est de Jakarta, en Indonésie.
Vue aérienne du cimetière de Pondok Ranggon, à l'est de Jakarta, en Indonésie. (REUTERS)