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Vidéo Covid-19 : "Réquisitionnons des hôtels pour isoler les malades, il vaut mieux isoler les malades que les bien-portants", estime Bruno Retailleau

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"Il n'y a pas besoin de confinement encore plus serré", a également déclaré le chef de file des sénateurs Les Républicains, invité de franceinfo.

"Réquisitionnons des hôtels pour isoler les malades, il faut mieux isoler les malades que les biens portants", a lancé jeudi 5 novembre sur franceinfo Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. Plus de 4 000 malades du Covid-19 sont désormais en réanimation ou soins intensifs, avec une hausse continue du nombre d'admission dans ces services sur 24 heures, selon les chiffres publiés mercredi soir par Santé Publique France.

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"On sait que le virus sera là au moins jusqu'au vaccin. Il faut augmenter les lits de réanimation, former très vite du personnel. Il faut aussi dépister largement, on va avoir l'occasion de le faire avec les tests antigéniques, dépister avec la médecine du travail", a expliqué le sénateur de Vendée.

Durcir le confinement ne servira à rien, a estimé Bruno Retailleau. "Il n'y a pas besoin de confinement encore plus serré, il y a besoin d'une stratégie que nous n'avons jamais eu. Une stratégie qui consiste à dépister massivement en utilisant toutes nos ressources, y compris la médecine du travail, les tests antigéniques, tracer. On ne trace plus, pour un cas positif on n'en trace que deux."

Le gouvernement est allé d'échec en échec avec le premier confinement, le déconfinement et le reconfinement.

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat

à franceinfo

Depuis le début de la crise sanitaire, l'élu estime que le gouvernement n'a pas été au rendez-vous : "Dès la fin juillet, le Conseil scientifique dit qu'il va y avoir une deuxième vague, dès le 9 septembre le professeur Delfraissy dit que dans les prochains jours le gouvernement devra prendre des décisions difficiles. Quelques jours après, le Premier ministre nous annonce que la quatorzaine passe à une septaine. On n'a jamais, dans cette crise, anticipé."

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