Covid-19 : les séjours à l'hôpital sont plus courts avec le variant Omicron, selon Olivier Véran

La probabilité d'avoir recours aux soins critiques est "trois fois plus élevée chez les patients infectés par le variant Delta que par le variant Omicron", a également déclaré l'AP-HP dans un communiqué.

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France Télévisions
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Olivier Véran à l'Assemblée nationale (Paris), le 3 janvier 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les patients atteints de Covid-19 restent moins longtemps à l'hôpital et sont moins envoyés en réanimation quand ils sont infectés au variant Omicron, a rapporté lundi 10 janvier le ministre de la Santé, Olivier Véran. Par rapport à ses prédécesseurs, variant Omicron, devenu majoritaire en quelques semaines, "donne moins de détresse respiratoire, donc il envoie moins les patients en réanimation", a précisé Olivier Véran lors d'une audition devant les sénateurs. 

Même s'il se montre moins dangereux, il est encore difficile de déterminer dans quelle mesure cette moindre sévérité compensera l'explosion des cas. Ce variant provoque tout de même "des syndromes grippaux assez forts" et entraîne, comme les précédentes versions du virus, "une augmentation conséquente des hospitalisations", a prévenu le ministre de la Santé.

Mais "nous savons avec suffisamment de recul désormais (que les séjours sont) plus courts qu'avec les variants précédents", a-t-il noté, remarquant qu'Omicron paraît plutôt affecter les parties hautes des voies respiratoires (et touche donc moins les poumons que d'autres variants). Les patients hospitalisés "vont avoir des besoins en oxygène de trois ou quatre jours et (...) ensuite vont pouvoir sortir", a détaillé le ministre.

Des hospitalisations conventionnelles inférieurs à une journée 

L'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) a étudié la part du variant Delta et du variant Omicron chez les nouveaux patients hospitalisés dans ses services pour Covid-19 entre le 1er décembre et le 4 janvier, en soins critiques et en hospitalisation conventionnelle. Ces données concernent 3 112 patients : 491 patients hospitalisés en soins critiques et 2 621 patients pris en charge en hospitalisation conventionnelle.

"Elles montrent une nette augmentation de la proportion de patients infectés par le variant Omicron en hospitalisation conventionnelle et jusqu'à début janvier une stabilité de la proportion de patients infectés par Omicron, qui restent très minoritaires en soins critiques", note l'AP-HP dans un communiqué. Ainsi elle a noté "en moyenne sur la dernière semaine de 2021, environ 19% d'entrants quotidiens avec Omicron en soins critiques et 54% en hospitalisation conventionnelle".

Et pour les patients en hospitalisation conventionnelle, les séjours de courte durée, inférieurs à un jour, représentent "19% des séjours pour les patients entrants infectés par Delta et 43% pour les patients entrants infectés par Omicron".

Ainsi, la probabilité d'avoir recours aux soins critiques est "trois fois plus élevée chez les patients infectés par le variant Delta que par le variant Omicron", conclut l'AP-HP.

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