Vidéo Covid-19 : Jean-Paul Ortiz "plaide" pour que les cabinets médicaux disposent de "tous les vaccins"

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"Il faut personnaliser la vaccination", défend le président de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

"Je plaide pour que dans les cabinets médicaux nous ayons tous les vaccins parce qu'on voit bien que c'est compliqué, en fonction des âges", a expliqué mercredi 21 avril 2021 sur franceinfo Jean-Paul Ortiz, président de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF), alors que l'Agence européenne des médicaments a maintenu mardi sa confiance dans le vaccin de Janssen, filiale de Johnson & Johnson.

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franceinfo : Que pensez-vous de la décision de maintenir le vaccin de Janssen ?

Jean-Paul Ortiz : La vaccination c'est la seule solution. Il faut absolument se vacciner quel que soit le vaccin, ils sont efficaces, il y a des effets secondaires qui sont très, très rares. Un pour 1 000 dont les trois quarts sont tout à fait bénins. Il faut faire confiance à son médecin. Je plaide pour que dans les cabinets médicaux, nous ayons tous les vaccins parce qu'on voit bien que c'est compliqué en fonction des âges. Il faudrait qu'on puisse avoir partout, dans tous les cabinets, tous les vaccins. Il suffit de s'organiser, les médecins peuvent très bien faire ça avec les pharmacies de proximité. Il faut personnaliser la vaccination.

Quel est votre avis sur le vaccin Janssen ?

Le vaccin Janssen est indispensable de la même façon que le vaccin AstraZeneca qui vient compléter le vaccin Pfizer ou Moderna. On a besoin de tout aujourd'hui pour freiner cette épidémie. Il a une très bonne efficacité, une seule dose, il se conserve à 5 degrés, donc on va pouvoir largement le diffuser en ville. C'est une avancée pour lutter contre cette épidémie.

Ce vaccin est réservé, comme l'AstraZeneca, aux 55 ans et plus en raison d'effets secondaires. Quels sont les risques ?

Ils sont exceptionnels.

"Il y a huit cas de thromboses pour 6,8 millions d'injections. On est en gros à un cas par million de vaccinés."

Jean-Paul Ortiz, président de la confédération des syndicats médicaux français

à franceinfo

Quand on compare les effets secondaires thromboemboliques induits par les vaccins à d'autres situations, par exemple comme la pilule, on se rend compte qu'on est dans un rapport de un à 100 voire un à 500 moins fréquents. Donc quand on voit aujourd'hui qu'on a 40 000 cas de Covid, que tous les jours s'égrènent les 300/400 morts, que tous les jours rentrent 400 malades en réanimation, on se rend compte qu'on est dans des disproportions.

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