Vidéo Covid-19 : Alexis Corbière veut "faire appel à d'autres types de vaccins" pour accélérer la vaccination notamment en Seine-Saint-Denis

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L'élu insiste sur la "sous-distribution de doses" dans son département.

"Il faut faire appel sans doute à d'autres types de vaccins", a déclaré mardi 16 février sur franceinfo Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis. Il a écrit au Premier ministre au sujet de la campagne de vaccination dans son département, où les prises de rendez-vous pour se faire vacciner sont encore plus compliquées qu'ailleurs, d'après lui.

"On reste pour l'instant à l'utilisation de moins de vaccins que ce qu'il y a dans d'autres pays", déplore le député LFI qui cite notamment le vaccin chinois utilisé en Amérique latine "qui a l'air d'avoir des résultats qui ne sont pas inintéressants". Interrogé sur le fait que les laboratoires chinois n'ont pas fait de demande d'homologation en Europe, Alexis Corbière répond qu'il "faudrait les accompagner dans ce mouvement-là. On peut faire des choix qui amènent à se donner un éventail de vaccins plus important."

Une "sous-distribution de doses" ?

Le député estime "qu'on est trop dépendant de groupes pharmaceutiques étrangers pour ces vaccins. On aurait aimé qu'un pays comme le nôtre, qui a souvent été pionnier dans cette affaire, soit un peu plus musclé à cette occasion". Alexis Corbière pointe du doigt le groupe français Sanofi, un "groupe auquel nous avons accordé beaucoup d'aides de crédit d'impôt-recherche par le passé, qui a reversé 4 milliards d'euros à ses actionnaires de dividende et qui a fermé ses centres de recherche."

D'après le député LFI, "sur tous ces sujets, ça ne peut pas être uniquement la loi du marché. Je rappelle que le président de la République voulait que le vaccin soit bien commun de l'humanité. On en est loin."

On est dans une affaire de business alors qu'il s'agit d'abord de santé publique.

Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis

à franceinfo

L'élu insiste sur la "sous-distribution de doses" dans son département. "J'aimerais m'assurer que les habitants de Seine-Saint-Denis ont la même possibilité que ceux des autres départements" de se faire vacciner. Alors qu'on "est à peu près à 3,5 % de vaccination générale, on est autour de 1 ou 1 et demi en Seine-Saint-Denis, alors que c'est un département qui a été particulièrement touché, lors du premier confinement (…) Et on constate, ce sont des chiffres à préciser, qu'il y a au moins 30% de nos doses de Seine-Saint-Denis qui vaccinent des gens d'autres départements qui viennent parce qu'ils arrivent à trouver un rendez-vous en Seine-Saint-Denis", déplore-t-il. Il estime que des habitants de Paris et des Hauts-de-Seine viennent notamment se vacciner dans ce département voisin. "Ça pose un petit problème parce que du coup, on a encore moins de doses, moins de vaccins qui sont mis à la disposition de Doctolib."

Alexis Corbière aimerait que la plateforme Doctolib ne soit pas obligatoire pour la prise de rendez-vous. "Nous, les élus locaux, on a le sentiment que pour pleins de raisons les gens ont peut-être moins accès à Internet, c'est plus difficile d'avoir accès à Doctolib". Plusieurs maires ont décidé de se passer de ce site pour faire leurs propres listes d'attentes "pour être sûr que nos personnes âgées soient bien vaccinées, pour le mieux des habitants de Seine-Saint-Denis", avant de se faire rappeler à l'ordre par le préfet, déplore le député LFI. Pour lui, "il faut cette médecine de proximité pour s'assurer que les gens soient bien vaccinés. Et Doctolib, c'est compliqué."

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