Vaccins contre le Covid-19 : Moderna n'est à ce stade pas recommandé pour la troisième dose en France

Dans un communiqué, vendredi, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande d'utiliser exclusivement le vaccin de Pfizer et BioNtech, et d'attendre un avis de l'Agence européenne du médicament avant d'utiliser éventuellement le vaccin Moderna pour l'injection de rappel contre le Covid-19.  

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Une dose du vaccin Moderna dans un centre de vaccination à Freising (Allemagne), le 23 juin 2021.  (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

Le vaccin de Pfizer et BioNTech privilégié pour l'administration d'une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Dans un communiqué, vendredi 15 octobre, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande d'utiliser exclusivement le vaccin de Pfizer et BioNtech, et d'attendre un avis de l'Agence européenne du médicament avant d'utiliser éventuellement le vaccin Moderna pour l'injection de rappel contre le Covid-19.  

La campagne de rappel en France concerne à ce stade les plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les personnes à risque, comme les patients souffrant d'obésité ou de diabète, ainsi que les soignants. Dans chaque cas, il faut avoir été vacciné depuis au moins six mois.

Dans son dernier avis du 6 octobre, la Haute Autorité de santé recommandait pour ce rappel l'utilisation du vaccin Pfizer, sans écarter l'usage du Moderna, qui n'a pas encore obtenu d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le rappel. "Les annonces de diverses autorités sanitaires ont mis en lumière les inconnues qui demeurent sur la dose et la population cible pour le rappel par Spikevax® (Moderna) et justifient d'attendre que l'instance européenne apporte les précisions attendues dans le cadre de l'AMM en cours d'examen", écrit désormais la HAS. 

"Une position de prudence"

Début octobre, les pays scandinaves ont suspendu la vaccination via Moderna pour les plus jeunes ou même, en Islande, pour tous les adultes. Ils ont annoncé qu'ils informeraient l'Agence européenne du médicament d'études évoquant un possible risque accru de myocardites et péricardites liées à ce vaccin. "Celles-ci demeurent rares et spontanément résolutives dans la quasi-totalité des cas", souligne la HAS.

"Mais ce contexte, la circulation actuellement modérée du virus et le travail en cours à l'agence européenne du médicament pour définir la population cible (quelle limite d'âge) et surtout le dosage (dose entière ou demi-dose), conduisent la HAS à revenir plus strictement à une position de prudence", justifie la Haute Autorité de santé.

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