Vaccination obligatoire contre le Covid-19 : le gouvernement se défend "de pointer du doigt" les soignants

Les soignants ont profité dimanche du festival Solidays qui leur était réservé. Une édition spéciale pour leur dire merci et à laquelle s’est rendu Olivier Véran alors que le gouvernement envisage de rendre la vaccination obligatoire contre le Covid-19.

Article rédigé par
Sandrine Etoa-Andegue - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le ministre de la Santé Olivier Veran visite une installation de dépistage du Covid-19 au festival Solidays, le 4 juillet 2021 à Paris. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Dimanche 5 juillet, des milliers de soignants et de "soldat de la première ligne" ont oublié l'hôpital le temps de quelques concerts gratuits au festival Solidays. “A titre personnel, à chaque vague, je bossais entre 90 heures et 100 heures par semaine”, explique Léonard, interne en anesthésie-réanimation, présent à cette édition spéciale du festival et sur le front de l'épidémie depuis le début. Malgré une année très éprouvante, le trentenaire s’oppose à une vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les soignants, alors que le débat s'est poursuivi tout le week-end et que l'exécutif va multiplier les consultations au cours des prochains jours, notamment autour de cette question. “On a quand même beaucoup plus exigé des soignants pendant un an que de tout le monde, même si le confinement, ça a été difficile, plaide Léonard. Sauf que nous c'était à la fois au front et en confinement. Finalement, le message derrière, c'est : si vous ne vous vaccinez pas, c'est que vous ne prenez pas soin des gens dont on s'occupe. Donc ce ne serait pas non plus un bon message.”

"Demander à un soignant de se vacciner, ce n'est pas le pointer du doigt"

Le niveau de circulation du virus est  faible mais “on n'a pas écrasé complètement l’épidémie”, répond Olivier Véran. Lui aussi a assisté à l'édition spéciale du festival de Solidays, dilmanche. Le ministre de la Santé se défend de stigmatiser les soignants : “Demander à un soignant de se vacciner, ce n'est pas le pointer du doigt. Ce n'est pas dénigrer le travail qui a été fait. Ce n'est pas nier le sens de leur engagement. Ce n’est pas vouloir brusquer qui que ce soit", insiste-t-il. 

“Demander à des soignants de se vacciner, c'est leur demander d'aller au bout de leur engagement au service de leurs malades et de la santé des gens qu'ils ont choisi de protéger.”

Olivier Véran, ministre de la Santé

"Cette semaine, poursuit Olivier Véran, par rapport aux jours de la semaine dernière, chaque jour, le virus a augmenté de 30 à 40%. On ne veut pas de nouvelle vague et on a aujourd'hui la possibilité de l’éviter." "À cause du variant Delta, conclut le ministre de la Santé sur Twitter, l’exemple anglais montre qu’une nouvelle vague est possible dès la fin juillet."

Le Premier ministre Jean Castex lance cette semaine des consultations de personnalités, avant de recevoir dans la semaine les chefs de file du Parlement et des élus locaux. Le taux de vaccination des soignants plafonne à 57% dans les Ehpad et 64% à l'hôpital, selon la Fédération hospitalière de France (FHF). 

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