Vaccin russe : "Le vaccin, s'il est sûr et efficace" doit être proposé aux Français "d'où qu'il vienne", demande Adrien Quatennens

Adrien Quatennens, coordinateur de la France insoumise estime que l'Union européenne ne prend pas assez en considération le vaccin russe Spoutnik-V, qui est en cours d'analyse par l'Agence européenne du médicament.

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Adrien Quatennes, coordinateur de La France Insoumise, sur France Inter, le 15 avril (CAPTURE D'ECRAN/FRANCE INTER)

"Le vaccin, s'il est sûr et efficace, d'où qu'il vienne, quel qu'en soit le régime, doit être proposé" aux Français, a déclaré ce jeudi sur France Inter Adrien Quatennens, coordinateur de la France insoumise et député du Nord. Il estime qu'en refusant le vaccin Spoutnik V produit en Russie, l'Union européenne et la France feraient de la "mauvaise diplomatie". Le vaccin est toujours en cours d'analyse par l'Agence européenne du médicament. Mais le Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur, a par exemple déclaré le 22 mars que l'Union européenne "n'aura absolument pas besoin de Spoutnik V (...) pas d'autres vaccins non plus".

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Le député dénonce "un manque d'arguments"

Pour sortir de l'épidémie, "nous avons besoin urgemment d'élargir le portefeuille de vaccins, d'en produire partout, autant que possible et de ne pas faire de la mauvaise diplomatie avec la question du vaccin", assure le député du Nord. Il cite l'exemple du président de la région Paca "monsieur Muselier qui vient de commander pour sa région 500 000 vaccins russes", sous réserve de l'homologation des autorités sanitaires.

"Trop souvent, j'ai vu des responsables politiques", par exemple le commissaire européen Thierry Breton, "justifier le fait qu'on ne s'intéresse pas aux vaccins russes, sans avoir beaucoup d'arguments", s'agace Adrien Quatennens. Le représentant de la France insoumise affiche une "ligne claire" : "Le vaccin, s'il est sûr et efficace, d'où qu'il vienne, quel qu'en soit le régime, doit être proposé" en France.

"Le fait que la France ait refusé à l'Organisation mondiale du commerce de lever les brevets sur le vaccin, c'est un message : c'est le marché qui continue".

Adrien Quatennens

France Inter

Emmanuel Macron et le gouvernement ont-ils raison d'accélérer la réflexion autour de la réouverture des lieux actuellement fermés ? "En tout cas, il faut des perspectives", répond Adrien Quatennens. Il alerte : "dès lors qu'on desserrera l'étau, il faudra organiser les conditions de ne plus avoir à recourir une nouvelle fois à un reconfinement. Et pour cela, il faut planifier les alternatives que nous proposons le mois de novembre avec Jean-Luc Mélenchon".

"Il faut installer des purificateurs d'air partout. Il faut créer les conditions des dédoublements, du renforcement des protocoles sanitaires, de la distribution des masques FFP2. Voilà tout ce qu'il faut faire et qu'ils ne font pas depuis tout ce temps", poursuit Adrien Quatennens, assurant que son mouvement fait ces propositions depuis plusieurs mois. "On va avoir besoin également d'une stratégie thérapeutique, il nous faudra un médicament. Je regrette, par exemple, que la proposition que nous avons fait pour retrouver une forme de souveraineté sanitaire d'un pôle public du médicament ait été refusée et que l'État ait refusé de financer l'expérimentation de l'Institut Pasteur à Lille de repositionnement d'une molécule", dit le député LFI.

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