Suspension du vaccin AstraZeneca : "Un seul cas de thrombose" a été détecté en France, assure la présidente des centres régionaux de pharmacovigilance

Cette suspension du vaccin contre le Covid-19 AstraZeneca "ne remet pas en cause la poursuite de la vaccination", a assuré Annie-Pierre Jonville-Béra.

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Radio France
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Une personne se fait vacciner contre le Covid-19 (illustration). (FRED TANNEAU / AFP)

"En France, on a eu un seul problème de thrombose, qui pour l'instant est unique", a assuré sur franceinfo lundi 15 mars Annie-Pierre Jonville-Béra, présidente du réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), alors que la France a suspendu l'administration du vaccin AstraZeneca avant un avis de l'Agence européenne du médicament (EMA). Ce vaccin anglo-suédois contre le Covid-19 est suspecté de provoquer des problèmes sanguins chez certaines personnes vaccinées en Europe, mais rien n'indique pour l'heure un lien de cause à effet avec cette vaccination.

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Selon Annie-Pierre Jonville-Béra, cette suspension "est tout à fait légitime" : "C'est le principe de précaution. Cependant, en France, nous n'avons pas de problème avec ce vaccin. Nous n'avons pas non plus d'argument pour dire que les problèmes signalés sont directement en lien avec ce vaccin." La présidente du réseau français des Centres régionaux de Pharmacovigilance a également expliqué qu'à ce jour, "plus de 12 000 cas d'effets secondaires ont été rapportés au 4 mars. Dans 80% des cas, ce sont des effets qui sont attendus, qu'on connaît au moment où le vaccin est mis sur le marché, qu'ils sont listés dans la notice, comme de le fièvre ou des courbatures".

"À côté de ça, on a quelques effets inattendus, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas listés dans la notice qu'on va regarder de très près. Et c'est là qu'on va évaluer le lien avec le vaccin. Il y a eu quelques élévations artérielles, mais c'était très transitoire", assure Annie-Pierre Jonville-Béra. Selon la professionnelle, "cela ne remet pas en cause la poursuite de la vaccination. On peut se permettre 24 à 48 heures de suspension, en attendant la réponse de l'Agence européenne du médicament. Si la réponse est claire, on reprend la vaccination, il n'y a pas de souci", a-t-elle conclu.

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