Le pass sanitaire amène des indécis à se faire vacciner contre le Covid-19 : "J'ai envie de continuer à profiter"

Alors que 40 millions de Français ont déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19, une partie des indécis franchit le pas à cause de la nouvelle extension du pass sanitaire à partir du 9 août.

Article rédigé par
Philippine Oisel - édité par Clémentine Vergnaud - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Une personne passe un test PCR pour savoir si elle a contracté le Covid-19, le 31 août 2020 à Montreuil (Seine-Saint-Denis). (ALAIN JOCARD / AFP)

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) a annoncé jeudi 29 juillet que le nombre de tests de dépistage du Covid-19 a augmenté de 50% entre le 19 et le 25 juillet, période durant laquelle le pass sanitaire a été étendu. En effet, depuis le 21 juillet, celui-ci est obligatoire pour tous les lieux de culture et de loisirs qui accueillent plus de 50 personnes. Autre conséquence de l'extension du pass sanitaire : de nombreux indécis franchissent le pas de la vaccination, notamment dans la perspective d'une nouvelle extension du pass sanitaire à partir du 9 août. 

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C'est notamment le cas de Catherine. Cette mère de famille fait désormais partie des 40 millions de Français qui ont reçu au moins une dose du vaccin, l'unique dans son cas puisqu'elle a déjà eu le Covid-19. Par peur des effets secondaires, elle a longtemps hésité à se faire vacciner avant de se lancer. "Les vacances approchent et j'ai un enfant. Il faut faire des activités avec lui donc faire un test PCR ou antigénique à chaque fois, même si ça ne prend pas beaucoup de temps, ça allait être compliqué et demander toute une logistique."

Le choix de la vaccination pour des vacances tranquilles a aussi été celui de Tania, 30 ans, professeure au lycée. "C'est la contrainte du pass sanitaire qui m'a convaincue. Je suis en vacances et si je ne le fais pas, je ne pourrai rien faire. J'ai envie de continuer à profiter et à vivre." Elle était au début un peu sceptique face au vaccin : "Je trouvais qu'on n'avait pas assez de distance et de recul." Le concept d'ARN messager, notamment, est difficile à saisir pour elle.

"J'ai fait un peu de recherche et échangé avec des personnes qui s'y connaissent. Je me suis dit que je ne prenais pas énormément de risques à faire le vaccin."

Tania, professeure au lycée

à franceinfo

Parfois, l'argument qui aide à se laisser convaincre vient du médecin généraliste ou du pharmacien. "Il y a une personne qu'on connaît bien, qui prend très peu de médicaments, se soigne essentiellement à l'homéopathie et voit peu de médecin", raconte Charlotte, qui travaille dans une officine du XVe arrondissement de Paris. "On a eu un échange tout à fait fluide avec elle et elle a pu être convaincue." C'est Charlotte qui a donc fait l'injection.

Elle explique que les pharmaciens prennent à cœur leur rôle dans cette campagne de vaccination. "Les gens ont besoin d'avoir des repères pour les aider à se décider, d'avoir des personnes en qui elles ont confiance. Il faut parler avec eux avant, pendant et après. Il y a une sorte de suivi et de continuité avec les personnes qu'on connaît à la pharmacie." Pourtant, dans cette pharmacie, les professionnels vaccinent moins qu'au début de la campagne, avec environ cinq vaccinations par semaine aujourd'hui, contre une vingtaine en mars.

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