La vaccination contre le Covid ouverte aux 5-11 ans rassure des parents d'enfants atteints de trisomie : "La crainte de l'hospitalisation est plus forte que celle du vaccin"

La vaccination contre le Covid-19 des enfants dits "à risque" s'est ouverte mercredi. Un soulagement pour de nombreux parents, comme cette famille à Nantes qui a pu faire vacciner leur fille atteinte de trisomie 21.

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Un médecin prépare une dose de vaccin Pfizer à la préfecture de Lille, le 30 juillet 2021. (DENIS CHARLET / AFP)

Louise, 6 ans et demi, est porteuse de trisomie 21 et fait partie des enfants éligibles, depuis mercredi 15 décembre, pour être vaccinés contre le Covid-19. Elle ne parle pas encore et ne comprend pas le débat autour de la vaccination. Chez les adultes porteurs de trisomie 21, le risque de décéder de la maladie est 23 fois plus élevé que dans le reste de la population mais chez les enfants ce n'est pas encore clair.

Caroline Boudet et son mari Rémy ont décidé de faire vacciner Louise. "De tout ce qu'on a pu lire en tant que parents, on ne préfère prendre aucun risque pour pouvoir la faire vacciner dès que c'est possible, indique la mère de famille. Une fois qu'elle sera vaccinée, on sera davantage tranquille d'abord pour elle."

>> Covid-19 : trois questions sur la vaccination des enfants à risque qui s'ouvre mercredi

En plus des enfants en contact avec un proche immunodéprimé, les enfants à risque de développer une forme grave du Covid-19 sont ciblés par les autorités sanitaires pour cette première phase de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans contre le Covid-19. Ils sont environ 400 000 éligibles selon le ministère de la Santé.

La Haute autorité de Santé a estimé que pour les enfants atteints de maladies graves, les bénéfices du vaccin l'emportent sur les risques éventuels d'effets secondaires. "On voit que cette vaccination a commencé à l'étranger et il ne semble pas y avoir d'effets secondaires catastrophiques", avance Caroline Boudet.

"La crainte d'une hospitalisation de Louise ou qu'elle puisse avoir une forme grave est beaucoup plus forte que celle du vaccin."

Caroline Boudet

à franceinfo

La vaccination des enfants à risque sera possible d'abord dans certains centres de vaccination, dans les hôpitaux, puis d'ici une dizaine de jours chez les médecins traitants et les infirmiers libéraux.

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