"Je peux vous dire que je mets la pression" : un membre du Comité citoyen vaccin entend bien faire porter sa voix auprès du gouvernement

Ce mardi après-midi, le Comité citoyen constitué à la demande d'Emmanuel Macron doit faire un premier point d'étape sur ses réflexions sur la vaccination contre le Covid-19. Parmi les citoyens tirés au sort, Jean-Christophe, qui a bien l'intention de ne pas servir d'alibi au gouvernement.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des flacons de vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et AstraZeneca. (JOHAN NILSSON / TT NEWS AGENCY)

"Quand on m’a appelé, j’ai cru à une blague !" Jean-Christophe n'a toujours pas compris comment son numéro de téléphone portable avait été tiré au sort. Pourtant, ce cadre chez Enedis près de Nancy a tout de suite dit oui pour intégrer le Comité citoyen vaccin, ces 35 citoyens tirés au sort qui doivent accompagner le gouvernement, l'interroger et l'éclairer sur la campagne de vaccination contre le coronavirus Covid -19.

>>  DIRECT. Covid-19 : Jean Castex demande "des mesures supplémentaires de freinage" à Dunkerque 

"Faire partie d’un collectif, explique-t-il, c'est une façon de pouvoir s'exprimer et de pratiquement le faire en direct. Et se dire que finalement, on a apporté quelque chose." Mardi 23 février après-midi, ce comité constitué à la demande d'Emmanuel Macron doit faire un premier point d'étape sur ses réflexions sur la vaccination contre le Covid-19. Jean-Christophe se range dans la catégorie des indécis : ni pour les vaccins contre le Covid, ni contre. Mais selon lui, il n'y a plus le choix.

Je suis indécis et je ne dis pas qu'aujourd'hui je suis converti. Mais je vois bien que l'on s'installe dans la durée et que la vaccination est le seul moyen de s'en sortir.

Jean-Christophe

à franceinfo

Le Comité citoyen a commencé ses travaux depuis presque un mois. Jean-Christophe souhaite faire remonter au gouvernement des initiatives locales originales sur la vaccination, faire tomber les brevets pour faire des vaccins un bien public, encourager l'existence d'équipes mobiles de vaccination, et également demander une communication claire au gouvernement pour inciter les Français à se faire vacciner. "Plus il y a de polémiques et de contradictions, estime-t-il, plus on se dit qu'il y a un loup. Et quand il y a un loup, on n'est pas forcément volontaire."

Ce cadre de 59 ans, lunettes de vue sur le front confie que dans ce comité de 35 citoyens, il fait partie des plus bavards, même un peu tendance bulldozer. Il n'est pas là pour faire tapisserie.

Il n'y a rien de plus désagréable que de faire partie d'un collectif avec un objectif et qu'à la fin on s'interroge sur ce qui s'est fait au niveau de ce collectif.

Jean-Christophe

à franceinfo

"Pour me foutre en boule, il n'y a rien de tel, poursuit Jean-Christophe. Donc je peux vous dire que je mets la pression, sans vouloir trop passer pour un chiant. Et je pense qu'ils l'ont bien compris. Pour que les choses se voient, et assez rapidement." Sous l'égide du "M. Vaccination" français, le Pr Alain Fischer, le Comité citoyen doit accompagner la vaccination grand public au printemps, une fois que toutes les personnes vulnérables qui le souhaitent auront été vaccinées.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.