Crise en Guadeloupe : face à la fermeté de l'exécutif, le conflit s'enlise

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Crise en Guadeloupe : face à la fermeté de l'exécutif, le conflit s'enlise
France 3
Article rédigé par
N.Bougault, D.Schlienger, S.Guillemot, N.Karczinski, P.Brame - France 3
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En visioconférence avec les élus de la Guadeloupe, lundi 22 novembre, Jean Castex est resté ferme : il a catégoriquement exclu de revenir sur l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers. L'île reste dans une impasse.

Des forces de l'ordre déployées dans les rues du Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Toute la nuit de lundi 22 au mardi 23 novembre, les gendarmes et les policiers ont été sur le qui-vive. Dans certains quartiers, les violences ont malgré tout éclaté. "Ce sont des personnes malheureusement défavorablement connues des services de police, et qui profitent de cette crise pour s'exprimer dans la violence", expliquait mardi matin le ministère des Outre-mer sur le plateau des 4 Vérités de France 2.

Création d'une instance de dialogue

Le conflit s'enlise : les barrières sont présentes depuis une semaine, et les grévistes ne comptent pas lâcher. "On va continuer notre mobilisation, même si cela sera compliqué", explique Teddy Sazerman, de l'Union des travailleurs de l'hôtellerie, du tourisme et de la restauration.

Jean Castex a lancé un appel au calme, mais a refusé de revenir sur l'obligation vaccinale des soignants. L'exécutif a proposé la création d'une instance de dialogue, qui ne convainc pas les grévistes. Si la plupart des riverains comprennent les manifestations, la majorité déplore des violences. Depuis le début de la crise, il y a eu 90 interpellations et plus de 60 gardes à vue, selon le ministère de l'Intérieur.

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