Etats-Unis : des primates du zoo de San Diego vaccinés contre le Covid-19

Quatre orangs-outans et cinq bonobos ont reçu chacun deux doses d'un vaccin expérimental développé par la firme spécialisée Zoetis.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Ces deux gorilles, Winston et Imani, photographiés en janvier au zoo de San Diego (Etats-Unis), avaient été diagnostiqués positifs au Covid-19. (KEN BOHN / SAN DIEGO ZOO GLOBAL / AFP)

Ils sont devenus les premiers primates non humains à recevoir une injection contre le Covid-19. Des grands singes pensionnaires du zoo de San Diego (Etats-Unis) ont été piqués avec un vaccin conçu spécifiquement pour les animaux, ont indiqué les responsables du zoo sur Twitter, vendredi 5 mars.

Début janvier, plusieurs gorilles de ce zoo du sud de la Californie, l'un des plus grands au monde, avaient été testés positifs au Covid-19 et placés en quarantaine après avoir manifesté des symptômes. Il s'agissait du premier cas connu de transmission naturelle du virus à des grands singes. Ils se sont rétablis depuis lors.

Certains primates peuvent contracter la maladie

Le mois suivant, quatre orangs-outans et cinq bonobos du zoo de San Diego ont reçu chacun deux doses d'un vaccin expérimental développé par la firme spécialisée Zoetis. "Jamais au cours de ma carrière je n'ai eu accès à un vaccin expérimental aussi en amont dans le processus, et jamais je n'ai eu une telle envie de l'utiliser", affirme Nadine Lamberski, responsable sanitaire du zoo de San Diego, citée par le site de National Geographic. Parmi les heureux bénéficiaires du vaccin figure Karen, une femelle orang-outan qui était devenue en 1994 le premier primate non humain à subir une opération à cœur ouvert.

Des études ont démontré que certaines espèces de primates – au même titre que les humains, qui appartiennent à cette catégorie – pouvaient être contaminées par le virus responsable du Covid-19. L'être humain et les autres primates ont un génome très proche, les gorilles ayant environ 98% de leur ADN en commun avec l'homme. En Afrique, chimpanzés et gorilles ont ainsi été décimés par le virus Ebola.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.