Covid-19 : une vingtaine de centres de vaccination ou de dépistage ont été vandalisés depuis la mi-juillet

De nombreux centres de vaccination ont été pris pour cibles depuis près d'un mois, la plupart du temps par le biais de graffitis ou d'incendies volontaires.

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Radio France
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Un centre de vaccination à Montpellier (Hérault), le 19 janvier 2021. (PASCAL GUYOT / AFP)

Une vingtaine de centres de vaccination ou de dépistage ont été vandalisés depuis la mi-juillet, donnant lieu à seulement quatre interpellations et placements en garde à vue pour l'instant, a appris le service police-justice de franceinfo, confirmant une information de BFMTV mardi 10 août. Il s'agit précisément de 15 centres de vaccination, quatre centres de dépistage, un laboratoire d'analyses médicales et un pôle santé. Ils se situent tous en métropole sauf deux centres de vaccination, l'un à la Réunion, l'autre en Martinique.

Des références au nazisme

Si certains tags sur des centres sont anti-vaccin, d'autres inscriptions font clairement référence au nazisme, comme les mots "nouveau génocide" écrits sur celui de Lans-en-Vercors en Isère le 17 juillet, "génocide", sur celui de Vendôme dans le Loir-et-Cher le 28 juillet, ou encore les "nazis" et "collabos" inscrits sur le centre de Saint-Paul-les-Dax dans les Landes le 19 juillet, accompagnés de croix gammées inversées. Autre exemple, des étoiles jaunes apposées sur le site de Neuillé-Pont-Pierre en Indre-et-Loire le 21 juillet.

Sept incendies ou départs de feu sont également à déplorer, dont un le 18 juillet au centre de vaccination d'Urrugne, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le feu a été déclenché à cinq endroits différents autour du chapiteau, et des tracts contenant des extraits de l'hymne national ont été retrouvés à côté. Des individus ont incendié un centre de vaccination à Fort-de-France, en Martinique, en marge d'une manifestation contre le pass sanitaire.

Quelques vols de matériel et de vaccins

Le 18 juillet, la ligne d'alimentation électrique du centre de vaccination installé dans la mairie d'Audincourt, dans le Doubs, a été coupée et le groupe électrogène chargé de prendre le relais en cas de panne a été éteint depuis l'extérieur du bâtiment. Le réfrigérateur qui contenait 600 flacons soit 3 000 doses de vaccin a donc été privé de courant pendant plusieurs heures, sans conséquence sur le vaccin. Un adolescent de 16 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans cette affaire.

Par ailleurs, plusieurs vols sont à déplorer. Le 27 juillet, trois ordinateurs portables et huit doses de vaccin Pfizer ont été dérobés dans le centre de vaccination de la Croix-Rouge à Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne. Le 31 juillet, deux ordinateurs utilisés pour la transmission des données de vaccination ont été volés au centre de Valognes, dans la Manche. Des individus ont aussi fait irruption dans des centres en prenant les personnes présentes à partie, voire en les insultant, tout en se filmant et en diffusant leur action sur les réseaux sociaux.

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