Covid-19 : une infirmière soupçonnée d'avoir établi de faux certificats de vaccination à l'hôpital Sainte-Anne à Paris

Elle est soupçonnée de s'être fait rémunérer en échange de faux QR codes attestant d'une vaccination contre le Covid-19, révèlent nos confrères de France Inter.

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Radio France
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Une attestation de vaccination contre le Covid-19 (illustration). (JEAN-FRAN?OIS FREY / MAXPPP)

Une infirmière est soupçonnée par le Groupe hospitalier universitaire (GHU) de Paris d'avoir établi de faux certificats de vaccination, moyennant finances, révèle France Inter mardi 8 juin. Cette infirmière, qui travaillait depuis janvier au centre de vaccination anti-Covid de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, a été suspendue. Une secrétaire par intérim, potentiellement impliquée, a également dû quitter son poste.

La direction du GHU de Paris précise que c'est un "brusque changement de comportement d'une infirmière" qui a éveillé les soupçons. Elle soupçonne l'infirmière d'avoir soudainement pris des rendez-vous de vaccination pour ses contacts dont elle voulait absolument s'occuper personnellement. Ces personnes ressortaient de ces rendez-vous sans être vaccinées, mais avec un QR code.

L'ampleur de la fraude pour l'heure inconnue

Un membre du personnel qui travaille au centre de vaccination, et qui souhaite rester anonyme, affirme avoir vu une "dizaine de personnes au moins par journée travaillée" concernée par ces rendez-vous. "Elle les faisait venir dans son box, elle faisait sortir sa collègue, elle ne vaccinait pas les gens et elle se faisait payer pour que les gens puissent avoir un QR code, a priori pour pouvoir partir à l'étranger", assure-t-il.

La direction du GHU a effectué un signalement pour "suspicion de fraudes", auprès du procureur de la République. L'infirmière a été surprise mercredi dernier alors qu'elle demandait à s'occuper d'un couple. "Le médecin a voulu vérifier que les personnes étaient vaccinées, mais il n'y avait aucune trace de désinfectant, il n'y avait pas de colorant, il n'y avait pas de pansement", indique un membre du personnel à France Inter. La direction affirme qu'il est difficile pour l'instant d'évaluer l'ampleur de cette affaire.

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