Covid-19 : le vaccin de Valneva "disponible" cet automne mais "d’abord au Royaume-Uni", annonce son directeur général

Le directeur général de Valneva, Franck Grimaud, précise que "le Royaume-Uni a financé tous les essais cliniques" du projet de vaccin contre le Covid-19.

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Radio France
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 (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Franck Grimaud, directeur général de Valneva, société franco-autrichienne de biotechnologies située près de Nantes, a annoncé mardi 26 janvier sur franceinfo que son vaccin contre le Covid-19 "sera disponible en octobre-novembre" 2021, "d’abord au Royaume-Uni" puisque "le Royaume-Uni nous a financé tous les essais cliniques". Alors que la course aux vaccins continuent, après le laboratoire français Sanofi, l’Institut Pasteur a annoncé ce lundi qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19. "La faute à pas de chance", estime Franck Grimaud.

franceinfo : Quand sera disponible votre vaccin ?

Franck Grimaud : Il sera disponible en octobre-novembre, d’abord au Royaume-Uni, puisque le Royaume-Uni nous a financé tous les essais cliniques ainsi qu'une nouvelle unité de production basée proche de notre première unité, près d'Édimbourg (Ecosse). Et puis, pour l'Europe, nous espérons, une fois les tests validés, effectivement pouvoir livrer au plus tard en janvier 2022, mais plutôt, si possible.

Avez-vous frappé à la porte de l’Europe ?

À partir du moment où on a annoncé notre décision de lancer un programme de développement clinique, on a contacté tous pays dans lesquels on a des bases y compris la Suède ou l'Autriche. La France, bien entendu, et probablement du fait qu'on avait déjà une unité de production à Édimbourg, le Royaume-Uni a considéré que c’était stratégique pour pouvoir répondre à des pandémies. C’est le gouvernement qui a été le premier à se positionner puisqu'il nous fallait des réponses dès juillet dernier pour être dans la course. L’Europe, c’est une bonne chose, a choisi une procédure centralisée pour la fourniture des vaccins et en ce qui concerne les essais cliniques, effectivement, c'est le Royaume-Uni qui s'est positionné le premier. Il fallait aller très, très vite pour qu'un vaccin soit disponible.

Novembre 2021, n'est-ce pas un peu tard ?

Non. Les premiers vaccins vont permettre de protéger les personnes les plus à risque. C’est une très bonne chose. Ensuite, il va falloir construire une immunité collective avec 60%, 70% de la population vaccinée. D’autre part, il va falloir faire des rappels pour continuer à protéger dans l’avenir. On est probablement parti sur quelques années. En tout cas, une vaccination importante sera également utile en 2022.

Comment expliquez-vous que les deux géants français Sanofi et Pasteur ne soient pas dans la course ?

C’est la faute à pas de chance. Il faut savoir que quand on commence un développement clinique, neuf médicaments ou vaccins sur dix n'arriveront pas jusqu'au bout. Un seul vaccin arrivera jusqu'au bout. Sur 200 vaccins qui sont en développement dans le monde, probablement 20 vaccins iront jusqu'au bout. Sanofi-Pasteur est un des leaders mondiaux depuis des années. On constate qu'en France, mais auss en Europe, que nous avons à la fois deux des quatre leaders mondiaux. Et puis, il y a un certain nombre de sociétés de biotechnologies, comme la nôtre, qui tiennent tout à fait leur rang.

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