Covid-19 : "la France est otage de l’industrie pharmaceutique", selon Fabien Roussel

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Covid-19 : "la France est otage de l’industrie pharmaceutique", selon Fabien Roussel
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Article rédigé par
V. Astruc - France 2
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Invité des "4 Vérités" de France 2, vendredi 30 avril, Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste français, évoque le plan du déconfinement décidé par le gouvernement et les manifestations du 1er-Mai.

Emmanuel Macron a dévoilé lors d’un entretien avec la presse régionale, publié vendredi 30 avril, le plan du déconfinement, avec des étapes étalées sur deux mois. Des échéances auxquelles Fabien Roussel a "envie de croire". "La situation a été difficile pour tout le monde, et la pandémie continue de faire 300 morts par jour en moyenne, avec des hôpitaux toujours saturés. La seule issue pour s’en sortir, c’est de vacciner massivement. Je regrette que le président de la République n’entame pas le bras de fer qu’il faudrait avec les 'big pharma' (les grands laboratoires pharmaceutiques, ndlr)", explique le secrétaire national du parti communiste sur le plateau des "4 Vérités" de France 2, vendredi 30 avril.

Selon lui, la France est encore "otage de l’industrie pharmaceutique", alors que des sites de production "ne sont pas utilisés pour produire des vaccins". Fabien Roussel réaffirme également sa position en faveur de l’élargissement de la vaccination. "Je pense à tous ces salariés qui travaillent dans nos écoles, nos agents communaux, dans les grandes surfaces, les services de nettoyage. Il faut leur ouvrir des créneaux dédiés. Je regrette que la période des vacances scolaires n’ait pas été mise à profit pour vacciner nos enseignants", poursuit-il.

Des craintes d’austérité

À l’approche du 1er-Mai et des manifestations associées, Fabien Roussel revient sur la crainte des syndicats de voir appliquer des mesures d’austérité en France pour faire face aux dépenses liées à la crise sanitaire. "Le gouvernement appelle à respecter les critères de l’Union européenne qui stipulent qu’il faudra revenir à 3 % de déficit en 2028, ce qui veut dire un nouveau tour de vis dans les dépenses publiques. Alors que c’est tout l’inverse qu’il faut faire, il faut investir massivement dans les services publics, investir pour relocaliser l’industrie aussi", affirme-t-il.

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