Coronavirus : l'Inserm a reçu 25 000 candidatures de volontaires pour tester des vaccins en 10 jours

Pour postuler, il faut être majeur et répondre à un questionnaire de santé. Les personnes ayant déjà développé des anticorps contre le nouveau coronavirus ne sont pas exclues des essais.

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Des techniciens travaillent à l'élaboration d'un vaccin contre le Covid-19, pour le laboratoire Sanofi, à Val-de-Reuil (Eure), le 10 juillet 2020.  (JOEL SAGET / AFP)

Jamais la France n'avait vu se signaler autant de potentiels cobayes. En moins de dix jours, 25 000 personnes de tous âges se sont portées volontaires pour tester de potentiels vaccins contre le Covid-19, annonce mardi 13 octobre l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Le recrutement continue, soulignent les responsables du projet, qui avaient lancé l'appel à participer le 1er octobre. Un appel d'une telle ampleur, avec la création d'une plateforme dédiée (intitulée "Covireivac"), est sans précédent en France.

"Nous allons toutefois continuer à mobiliser les volontaires qui le souhaitent afin d'être en mesure de recruter dans les essais à venir les personnes cibles", déclare Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin (AP-HP) à Paris et coordinatrice de Covireivac, citée dans un communiqué de l'Inserm.

Les volontaires, qui doivent être majeurs, sont invités à remplir un questionnaire de santé sur le site covireivac.fr, qui permettra ensuite aux chercheurs de les sélectionner, selon les besoins des essais envisagés. Chaque volontaire contacté pourra alors confirmer son accord pour participer à l'essai pour lequel il aura été appelé, ou bien choisir d'y renoncer. Il est également possible qu'il ne soit jamais appelé.

Deux types d'essais cliniques 

Les essais cliniques de grande ampleur envisagés en France sont de deux types, rappelle l'Inserm. Les essais de phase 2 visent à étudier finement la capacité des vaccins à produire une réponse immunitaire sur des personnes âgées, dont le système immunitaire est généralement affaibli et qui sont les plus à risque de développer des formes graves de la maladie.

Les essais de phase 3, qui étudient l'efficacité et la sécurité à grande échelle des candidats vaccins prometteurs, sont également prévus. Ces essais cliniques pourraient démarrer d'ici la fin de l'année, en fonction de l'évolution de l'épidémie en France et des discussions en cours avec les industriels en charge du développement des vaccins, ajoute l'institut. Des essais de phase 3 sont déjà en cours à l'étranger, mais aucun en France, où la circulation du virus n'était pas suffisante jusqu'alors.

Pour évaluer l'efficacité, "les régions choisies seront celles où le virus circule le plus", avait expliqué Odile Launay au moment du lancement de l'appel aux volontaires. Elle avait alors précisé que les personnes ayant déjà développé des anticorps contre le nouveau coronavirus n'étaient pas exclues des essais.

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