Vaccin contre le Covid-19 : les Ehpad prévoient un "processus d'accompagnement" pour obtenir le consentement des résidents et des familles

La "première phase" de la vaccination va concerner "les personnes les plus âgées accueillies dans des établissements comme les Ehpad" a annoncé le Premier ministre.

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Radio France
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Un résident d'une maison de retraite se fait vacciner contre la grippe saisonnière dans le sud de la France, le 14 octobre 2020. Photo d'illustration. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Nous pourrons faire les premières injections pour les résidents volontaires fin décembre", estime mercredi 16 décembre sur franceinfo, Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, le syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées. Dans son discours devant les députés, le Premier ministre a indiqué que les premières vaccinations contre le Covid-19 auront lieu dans "la dernière semaine de décembre" si "les conditions sont réunies", mais pas avant "la fin du printemps" pour la population non prioritaire.

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Cependant, "le vrai régime de croisière pour une vraie campagne de vaccination globale sur les 7 000 Ehpad, c'est bien entendu en janvier qu'il faut la prévoir", juge Florence Arnaiz-Maumé "puisque nous avons un processus d'accompagnement des résidents et des familles à mettre en place pour obtenir leur consentement"

franceinfo : Comment préparez-vous cette campagne de vaccination dans les Ehpad ?

Florence Arnaiz-Maumé : Nous commençons à voir le processus se dessiner. Nous attendons des recommandations qui vont être plus précises en fin de semaine. Nous pourrons faire les premières injections pour les résidents volontaires toute fin décembre. Mais le vrai régime de croisière pour une vraie campagne de vaccination globale sur les 7 000 Ehpad, c'est bien entendu en janvier qu'il faut la prévoir puisque nous avons un processus d'accompagnement des résidents et des familles à mettre en place pour obtenir leur consentement. Et c'est l'enjeu des Ehpad aujourd'hui.

Le vaccin peut permettre d'éviter une troisième vague ou en tout cas de faire en sorte qu'elle soit moins vivace que la première et la seconde. Les fêtes de Noël approchent mais clairement, nous n'aurons pas de vacances cette année et nous allons, en plus de l'organisation des fêtes de Noël, travailler tous les jours activement sur la mise en place du processus, car il nous faut trois ou quatre semaines de travail massif dans les Ehpad.

Donc, ces premières piqûres dans la dernière semaine de décembre seront en quelque sorte anecdotiques ?

Oui, si on veut, ce sera pour rivaliser avec les images que l'on a vues en Angleterre ou aux États-Unis. Aujourd'hui, nous comprenons bien qu'il faut qu'il y ait ce signal fort. Si l'Agence européenne du médicament et la Haute autorité de Santé donnent leur avis sur le vaccin de Pfizer, nous pourrions assister à une séance de vaccination avant le 31 décembre. Mais la vaccination et la campagne massive en Ehpad, évidemment, interviendra dans les premiers jours de janvier, comme tout au long du mois de façon vraiment filante sur deux à trois semaines.

Que vous disent les résidents et leurs familles à propos de cette campagne de vaccination ?

Ils nous disent comme la majorité de la population, c'est-à-dire qu'une partie va être tout de suite volontaire parce que confiante dans les vaccins et dans le fait qu'il y a une autorisation de mise sur le marché européen avec une des agences qui fait partie des plus difficiles à convaincre. Nous attendons des informations liées aux autorisations de mise sur le marché que nous devons leur transmettre dès que nous les aurons après le 20 décembre. Et puis, il y a les réfractaires et on verra s'ils le restent ou au contraire, s'ils accompagnent le mouvement. C'est un travail d'accompagnement que les professionnels doivent faire pour réussir cette campagne vaccinale.

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