Vacances, réouverture des bars, plan d'investissement : ce qu'il faut retenir des annonces d'Edouard Philippe pour relancer le tourisme mis à mal par le coronavirus

Hôtels, restaurants, voyagistes : toute la filière française est à l'arrêt depuis la mi-mars et la mise en place des mesures de confinement. Dans le secteur, 62 000 entreprises ont d'ores et déjà bénéficié de 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat.

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Un homme passe devant un restaurant fermé en raison de la pandémie de Covid-19, le 9 mai 2020 à Paris. (MAXPPP)

Avec environ un million d'employés en France, l'hôtellerie-restauration est l'un des secteurs les plus durement touchés par les restrictions mises en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19. C'est donc peu dire que le plan d'action du gouvernement en la matière, annoncé jeudi 14 mai, était attendu par les restaurateurs et autres professionels du tourisme, impatients de se déconfiner à leur tour. 

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Aides financières, vacances d'été, réouverture des lieux de convivialité... Franceinfo récapitule ce qu'il faut retenir des annonces faites par Edouard Philippe à l'issue d'un comité interministériel dédié au secteur.

Un plan "sans précédent, massif" de "18 milliards d'euros" d'engagements

Le Premier ministre a d'abord annoncé un plan "sans précédent" de "18 milliards d'euros d'engagements" en soutien au secteur du tourisme qui, avec l'épidémie de coronavirus, "fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne". Hôtels, restaurants, voyagistes : toute la filière française est en effet à l'arrêt depuis mi-mars, et 62 000 de ses entreprises ont d'ores et déjà bénéficié de 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat.

Deux revendications du secteur ont été partiellement entendues : le recours à l'activité partielle sera possible jusqu'à fin 2020 pour les entreprises du tourisme et de l'événementiel, tandis que l'accès au fonds de solidarité, pour les entreprises du secteur des cafés, hôtels et restaurants, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture, sera prolongé jusqu'à fin septembre – les professionnels le demandaient jusqu'à la fin de l'année.

En revanche, le gouvernement n'a pas fait de geste sur la TVA, qu'un collectif de restaurateurs emmenés par Olivier Bertrand, le patron du groupe Bertrand (Quick, Burger King, Hippopotamus...) souhaitait voir abaissée à 5,5%.

Des vacances d'été possibles en France, sauf exceptions

"Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et au mois d'août", a également assuré Edouard Philippe, sous réserve toutefois "de possibles restrictions très localisées" en fonction de l'évolution de l'épidémie de coronavirus.

Ils "peuvent prendre leurs réservations", a-t-il affirmé, en soulignant que "les acteurs du tourisme, de l'hôtellerie, se sont engagés à faire en sorte qu'ils soient intégralement remboursés dans l'hypothèse où l'évolution de l'épidémie ne rendrait pas possible le départ en vacances".

Vers une réouverture des restaurants et bars le 2 juin dans les zones vertes

Après avoir détaillé le contenu du plan d'aide de 18 milliards d'euros, le chef du gouvernement s'est attelé à "fixer un cap et ouvrir les horizons" au sujet de la réouverture des bars et restaurants, fermés depuis la mise en place du confinement à la mi-mars.

Pour les cafés et restaurants situés dans les zones vertes, "une réouverture le 2 juin pourra être envisagée si l'évolution de l’épidémie ne se dégrade pas et sous réserve que les mesures sanitaires recommandées par le Haut Conseil de santé publique soient parfaitement respectées", a-t-il annoncé. Cette date devra être confirmée lors de la semaine du 25 mai. D'ici là, "il faut que notre capacité à contenir l'épidémie soit démontrée jusqu'au 2 juin" et que restaurateurs et propriétaires de bars se préparent à "appliquer les protocoles sanitaires".

Un aménagement de l'utilisation des tickets restaurant pour "soutenir la demande"

Pour "soutenir la demande" et inciter les Français à retourner dans les restaurants lorsqu'ils pourront rouvrir, le plafond journalier des tickets restaurant sera doublé, à 38 euros, et leur utilisation sera autorisée les week-ends et jours fériés, jusqu'à fin 2020.

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