Vacances à Ibiza : "La symbolique, je la regrette", déclare Jean-Michel Blanquer devant les députés

Le ministre de l'Education s'est néanmoins justifié, mardi, assurant que "les décisions" n'auraient pas été "différentes" s'il avait été "ailleurs". 

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France Télévisions
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Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 11 janvier 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Sous le feu des critiques, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a déclaré, mardi 18 janvier, "regretter la symbolique" de ses vacances à Ibiza, d'où il a annoncé le protocole sanitaire dans les écoles avant la rentrée de janvier. "Il se trouve que le lieu que j'ai choisi, j'aurais dû en choisir sans doute un autre. La symbolique, je la regrette", a reconnu le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, au lendemain de la révélation par Mediapart du fait qu'il se trouvait sur ce lieu de villégiature.

Ces révélations, confirmées par le ministère, ont fragilisé le ministre de l'Education déjà mis à mal par une grève très suivie jeudi dernier. La gauche a appelé à nouveau à sa démission, tandis que les syndicats enseignants, indignés, ont pointé un "symbole terrible".

"Nous tenons la politique de l'école ouverte"

Pour sa défense, Jean-Michel Blanquer a posé trois questions aux députés : "Est-ce que j'avais le droit de prendre quelques jours de congé après cette année ? Est-ce qu'il y a des réunions ou des éléments que je devais faire pendant cette période que je n'ai pas faits à cause de ça ? Non bien sûr." "Et troisièmement, est-ce que les décisions auraient été différentes si j'avais été ailleurs ? Non plus", a-t-il ajouté.

"Pour le reste, depuis deux ans avec la majorité, avec mes équipes, avec tous les professeurs de France, nous tenons la politique de l'école ouverte. C'est cela qui est l'essentiel, et ne nous perdons pas dans l'accessoire", a-t-il ajouté, postant ces déclarations ensuite sur Twitter. 

Invité du JT de TF1 mardi soir, le ministre a de nouveau confirmé que "si c'était à refaire [il] choisirai[t] un autre lieu", tout en estimant "qu'il n'y a pas là matière à accusations". "Je comprends le symbole d'Ibiza" mais "l'hiver, ce n'est pas du tout comme l'été", a-t-il ajouté.

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