Un couvre-feu à 18 heures, "ça ne sert à rien", selon le maire de Metz

Quinze départements de l’est de la France sont concernés par l’avancée du couvre-feu à 18 heures samedi 2 janvier. Parmi eux, la Moselle et le Doubs, dont les maires de Metz et de Besançon, François Grosdidier et Anne Vignot, réagissent sur franceinfo vendredi 1er janvier.

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“On a surtout l’idée qu’on est dans une situation très complexe” avec ce couvre-feu avancé à 18 heures à partir du samedi 2 janvier. "En réduisant les plages horaires d’activités commerciales, on sait qu’on va concentrer les flux. Les clusters, on les imagine dans les centres commerciaux. Du coup, la mesure ne semble pas toujours très appropriée, mais les hôpitaux sont en très grande tension et voient mal l’arrivée d’une troisième vague”, commente vendredi soir sur franceinfo Anne Vignot, la maire EELV de Besançon (Doubs).

"Mesure complètement inadaptée"

Avancer de deux heures le couvre-feu est une mesure complètement inadaptée. Si on approche de la saturation des urgences, il faut un grand coup de frein, et le seul qui fonctionne bien, c’est le confinement, le vrai, celui de mars-avril. Le couvre-feu aux heures tardives est utile, mais de 18 à 20 heures, ça ne sert à rien, sauf à tuer plus sûrement les commerces qui vivent encore”, vitupère François Grosdidier, maire LR de Metz (Moselle). “On ne comprend pas que les vaccins arrivent beaucoup plus vite en Allemagne ou au Luxembourg qu’en France”, conclut-il.

François Grosdidier et Anne Vignot interrogés par Martin Baumer
François Grosdidier et Anne Vignot interrogés par Martin Baumer (FRANCEINFO)