Coronavirus : 15 associations et syndicats lancent une pétition pour un "jour d’après" écologique, féministe et social

Des organisations syndicales, associatives et environnementales demandent aux citoyens de se mobiliser pour "une rupture avec les politiques menées jusque-là".

Une femme portant un masque, dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique), le 29 mars 2020.
Une femme portant un masque, dans les rues de Nantes (Loire-Atlantique), le 29 mars 2020. (LOIC VENANCE / AFP)

"Les solutions existent, agissons !" : quinze organisations, parmi elles Action non-violente COP 21, Attac France, Greenpeace France ou encore Oxfam France, lancent une pétition nationale, mardi 7 avril, sur franceinfo, à la suite de la tribune "Plus jamais ça, préparons le jour d’après" du vendredi 27 mars.

Face à la crise du coronavirus, les signataires souhaitent défendre des mesures urgentes et de plus long terme, porteuses de profonds changements politiques. Leur pétition appelle les citoyens "qui partagent le constat dressé d’urgence sociale et écologique et en ont assez des discours creux", à se mobiliser pour que le "jour d’après" soit "construit ensemble, en rupture avec les politiques menées jusque-là". Le texte appelle les citoyens et l’ensemble de la société à faire entendre leurs voix pour "reconstruire ensemble un futur écologique, démocratique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral."

Parmi les premiers signataires figurent Action non-violente COP 21, Alternatiba, les Amis de la Terre France, Attac France, CCFD Terre solidaire, Confédération paysanne, CGT, Convergence nationale des services publics, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Greenpeace France, Oxfam France, Reclaim Finance, Union syndicale Solidaires, 350.org. Pour eux, il s'agit de peser sur les "actions urgentes" et les "décisions structurantes"face à la crise sanitaire, pour ne pas "reproduire les erreurs du passé".

Quatre mesures urgentes, trois mesures de long terme

Par cette pétition, les signataires expriment leur soutien en faveur de quatre mesures urgentes, et de trois mesures de plus long terme. "À court terme, détaille le texte, il s’agit de stopper les activités non indispensables, de réquisitionner établissements médicaux privés et entreprises pour répondre à la crise, de suspendre les versements de dividendes, rachats d’action et bonus aux PDG. Et d’orienter les milliards d’euros injectés dans l’économie française et européenne vers les besoins sociaux et écologiques des populations."

Afin de ne pas relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement, nous invitons également les citoyen·ne·s à soutenir des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça.Les signataires de la pétition

A plus long terme, les signataires de la pétition souhaitent une rupture. "Services publics, fiscalité plus juste, ainsi que relocalisation et réorientation de l’agriculture, de l’industrie et des services doivent devenir les nouvelles priorités de l’action politique, pour remettre l’économie au service du plus grand nombre et limiter les dérèglements climatiques."

La pétition peut être signée via les sites des différentes organisations signataires.