Travail : 680 000 emplois détruits par la crise du coronavirus

Quels départements français ont-ils le plus souffert de l'épidémie en terme d'emploi ?

FRANCE 2

La crise a un impact massif sur l'emploi, "surtout dans les emplois ruraux et les villes", décrypte Jean-Paul Chapel, éditorialiste économique des journaux télévisés de France 2, sur le plateau du 20 Heures. Ainsi, selon une étude du cabinet Arthur Loyd, la Corse a perdu 9,9% de ses emplois privés, fragilisée depuis le début de l’année par l’effondrement de son tourisme. Dans les Hautes-Pyrénées, 9,1% des emplois ont été détruits. "Pour eux, c'est la double peine, détaille le journaliste. En plus du choc sur le tourisme, le département compte plusieurs sous-traitants de l’industrie aéronautique, elle aussi sinistrée." Enfin, le département des Alpes-Maritimes a vu 6,3% de ses emplois détruits.

Une casse limitée près des métropoles

Les départements qui limitent la casse sont ceux dont l’activité est soutenue par des grandes métropoles : la Haute-Garonne, portée par Toulouse, a perdu 2,2% de ses emplois, nettement moins que la moyenne nationale à 3,4%. La Gironde, 2,6% et le Nord 2,7%. L’exception dans les grandes villes reste Paris : 4,1% de ses emplois ont été détruits, la capitale souffre de la chute du tourisme international. Mais le reste de l’Île-de-France ne perd que 3%.

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La ministre du Travail, Elisabeth Borne, à Matignon, le 26 octobre 2020.
La ministre du Travail, Elisabeth Borne, à Matignon, le 26 octobre 2020. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)