"Tous les vols sont annulés" : la galère des Français bloqués aux Philippines en raison de l'épidémie de coronavirus

Ce pays d’Asie du Sud-Est a pris des mesures drastiques de confinement. Toutes les liaisons aériennes sont suspendues et l'armée surveille les déplacements.

Des policiers philippins surveillent un checkpoint à la frontière entre Quezon city et Manille, le 18 mars 2020.
Des policiers philippins surveillent un checkpoint à la frontière entre Quezon city et Manille, le 18 mars 2020. (TED ALJIBE / AFP)

Des centaines de Français actuellement bloqués aux Philippines demandent au ministère des Affaires étrangères à être rapatriés en France. Depuis dimanche, tous les accès à la capitale, Manille (12 millions d’habitants) sont contrôlés par l’armée, pour éviter les contaminations au coronavirus. Toutes les liaisons aériennes, maritimes et terrestres de et vers la métropole sont suspendues.

Dans les autres régions du pays également, les ressortissants français se retrouvent donc dans l’impossibilité de rejoindre la France. "La quasi totalité des vols sont annulés ou alors sont à des prix exorbitants : on atteint 4 à 5 000 euros le billet d'avion pour regagner la France. C'est très, très compliqué", témoigne ainsi Romain, un Français bloqué depuis cinq jours dans le deuxième aéroport du pays, l’aéroport international de Cébu.

Les gens dorment sur place et sont à l'affût de l'ouverture du guichet pour espérer pouvoir réserver un volRomain, un Français bloqué depuis cinq jours dans un aéroport aux Philippinesà franceinfo

Lors de son allocution du 16 mars, Emmanuel Macron avait pourtant assuré que les Français présents à l'étranger pourraient rentrer dans l'Hexagone et qu'ils devaient pour cela se tourner vers les ambassades. "L'ambassade, visiblement, tourne au ralenti, elle est touchée également par les mesures de confinement qui ont été mises en place sur Manille", déplore Romain. "Et quand on arrive à les avoir, que ce soit à l'ambassade de France à Manille ou le quai d'Orsay, la réponse est la même : en gros, 'on est dépassé par les événements et à l'heure actuelle, on n'a pas la possibilité de vous apporter une quelconque aide, assistance ou d'affréter un avion de rapatriement'".