Toulouse en alerte maximale face au Covid-19 : "Ça fait quelques semaines que l'on sent la dégradation arriver", déclare le patron du SAMU

Le SAMU 31 reçoit désormais "20 et 25% d'appels supplémentaires liés au Covid par jour", rapporte le professeur Vincent Bounes.

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Radio France
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Le Samu 31 de Toulouse constate une dégradation des indicateurs sanitaires liés à l'épidémie de coronavirus depuis plusieurs semaines. (BÉNÉDICTE DUPONT / RADIOFRANCE)

Les villes de Montpellier et Toulouse passent en alerte maximale dès mardi 13 octobre. Dans le chef-lieu de la Haute-Garonne, les indicateurs sanitaires liés à l'épidémie de Covid-19 se dégradent trop : "Ça fait quelques semaines que l'on sent la dégradation arriver", a indiqué le professeur Vincent Bounes, qui dirige le SAMU du département, lundi sur franceinfo.

Le médecin explique que le SAMU enregistre "des appels qui augmentent, des appels pour des patients graves qui augmentent, des patients hospitalisés dans un état grave qui arrivent de plus en plus". Le SAMU 31 reçoit désormais "20 et 25% d'appels supplémentaires liés au Covid par jour". Le chef du SAMU explique que c'est surtout la nature de ces appels qui a changé :

Jusqu'à présent, on avait beaucoup de patients qui nous appelaient qui étaient des étudiants à la faveur de la rentrée. Maintenant, ce sont des patients plus âgés, donc avec des profils, bien sûr, plus graves.

Pr Vincent Bounes, patron du Samu 31

à franceinfo

Vincent Bounes rajoute qu'il sent "une petite tension sur les lits de réanimation, avec des renforts de personnels qui ont été demandés et des lits qui sont en train de se rouvrir". Néanmoins, le patron du SAMU 31 se veut rassurant : "Il reste beaucoup de lits puisqu'en fait, on en a potentiellement plusieurs centaines qui peuvent s'ouvrir en fonction des évènements. Simplement, il faut bien se dire que, dans les réanimations, à l'heure actuelle, dans leur configuration de base, il va rester une dizaine de lits sur à peu près 150 à 200".

Face à ces indicateurs inquiétants, le professeur se montre optimiste sur la capacité de ses services à faire face à un afflux de patients : "On ne craint pas d'être submergés d'appels. Je peux vous dire qu'après le printemps qu'on a vécu, je pense qu'on est à peu près vaccinés pour tout ce qui peut se passer". Il rappelle qu'à cette époque, le 15 avait enregistré dans sa zone une augmentation de 400% du nombre d'appels. "On a quand même de la marge", rassure-t-il.

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