Stades, croisières, discothèques... Ce qui reste interdit en France

La réouverture des salles de cinéma, lundi, accentue le sentiment d'un retour à la normale en France. Pourtant, certaines activités demeurent interdites en raison de l'état d'urgence sanitaire.

Le stade de France est désert, le 30 avril 2020 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), alors que le pays est confiné pour juguler l\'épidémie de coronavirus.
Le stade de France est désert, le 30 avril 2020 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), alors que le pays est confiné pour juguler l'épidémie de coronavirus. (FRANCK FIFE / AFP)

Le déconfinement s'accélère. Cinémas, centres de vacances, casinos et salles de jeux ont ainsi rouvert lundi 22 juin, "dans le respect des règles sanitaires strictes" définies par le gouvernement. Mais ce retour à la normale, après le confinement décrété pour juguler l'épidémie de coronavirus, reste très incomplet. Franceinfo fait le point sur ce qui est toujours fermé ou interdit en France.

Les sports de combat encore interdits pour les amateurs

Si le gouvernement a permis la reprise des activités de sports collectifs depuis lundi, "avec des mesures de prévention adaptées", les sports de combat demeurent interdits pour les amateurs (mais autorisés pour les professionnels).

Les conséquences sont importantes pour les petits clubs, selon Jean-Luc Rougé, président de la Fédération française de judo, interrogé samedi 20 juin sur franceinfo. "La saison est maintenant terminée, explique-t-il. Vous savez, c'est excessivement important pour les jeunes enfants de 'passer la ceinture de couleur', etc. Ça se fait au mois de juin, donc on aurait pu le faire et on ne le fait pas. On ne pourra pas le faire. Ça laisse un goût d'inachevé pour tous ces clubs, mais c'est grave aussi parce qu'il y a longtemps qu'ils ne s'entraînent plus. La rentrée, c'est incertain aussi."

Les stades et hippodromes toujours fermés

Les stades et hippodromes, eux, ne seront rouverts au public que le 11 juillet, au lendemain de la levée de l'état d'urgence sanitaire. Ils ne devront pas dépasser une "jauge maximale" de 5 000 personnes, chiffre qui pourra être revu à la hausse si la situation sanitaire s'améliore à partir de la mi-août, a précisé le gouvernement. Jusque-là, comme pour les salles de spectacle, les activités rassemblant plus de 1 500 personnes devront être préalablement déclarées.

Quoi qu'il en soit, le championnat de France de football (Ligue 1) 2019-2020 a été définitivement arrêté en raison de la pandémie. La Ligue de football professionnel (LFP) table sur un démarrage de la prochaine saison le 23 août. Il n'y aura pas non plus de reprise pour le championnat de France de rugby (Top 14). La saison 2020-2021 ne débutera pas avant le mois de septembre.

Les croisières encore interdites

Les croisières fluviales seront de nouveau autorisées le 11 juillet. "En coordination avec nos partenaires européens, il pourra être décidé de reprendre les croisières en mer entre les ports européens, pour les navires dont la capacité ne dépasse pas une limite fixée par arrêté ministériel", précise, dans un communiqué, Matignon. Les croisières maritimes internationales, elles, devront attendre septembre au plus tôt.

Foires, expositions et salons attendront septembre

A partir de septembre, "et sous réserve d'une nouvelle évaluation de la situation épidémiologique, la rentrée pourra être marquée par de nouveaux assouplissements", indique Matignon. Ils concerneront notamment l'ouverture des foires, des expositions et des salons.

Les discothèques interdites tout l'été

La situation est similaire pour les discothèques, qui ne rouvriront "le cas échéant" qu'en septembre. Les patrons des établissements se disent furieux de cette interdiction persistante qui les oblige à fermer tout l'été, saison qui leur assure une bonne partie de leur chiffre d'affaires. Ils menacent de porter cette décision devant le Conseil d'Etat.

"Le gouvernement signe l'arrêt de mort des discothèques", a estimé, samedi, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), qui représente les 1 500 discothèques françaises. "On devait nous annoncer une date de réouverture pour l'été avec des protocoles de sécurité et nous n'avons rien eu, c'est incompréhensible", a déploré son président, Laurent Lutse, auprès de l'AFP. Il a dénoncé la multiplication de "fêtes sauvages" et de "soirées privées où l'alcool coule à flot", organisées via la location de propriétés transformées en "lieux culturels éphémères", sans aucun encadrement. Il s'agit pour lui d'une "concurrence déloyale".