"Ségur de la santé" : le test social pour l'exécutif

L'exécutif est particulièrement regardé sur le dossier de la santé après le lancement du "Ségur de la santé", lundi 25 mai. Un enjeu politique très important pour le gouvernement.

Les termes utilisés depuis quelques temps par l'exécutif font l'écho d'un dossier sensible. Le président de la République reconnaissait "une erreur dans la stratégie sur le plan santé" ou encore le Premier ministre avait déclaré qu'il "faut aller plus loin". La crise est là et n'a pas attendu le Covid-19 pour se manifester. Personnel sous-payé, en burn-out, manque d'équipement ou manque de lits. Mais la situation a pris une autre tournure avec l'épidémie. Les Français ont pris conscience du malaise dans l'hôpital et du manque de reconnaissance dans le secteur, décrit Alexandre Peyrout, journaliste du service politique de France Télévisions.

Les soignants en position de force

Désormais, ils savent que c'est grâce à ces personnels des hôpitaux mis à rude épreuve que cette crise du coronavirus a été commencé. C'est donc en position de force que les soignants débutent ce "Ségur de la santé", car si le gouvernement ne se montre pas à la hauteur des espérances, il risque de le payer cher dans les urnes, ajoute Alexandre Peyrout. Un tournant aussi pour Emmanuel Macron dans sa nouvelle politique, un tournant plus social mais d'autres chantiers le guettent déjà.

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Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, lors d\'une conférence de presse consacrée au second tour des municipales, vendredi 22 mai 2020 à Matignon.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, lors d'une conférence de presse consacrée au second tour des municipales, vendredi 22 mai 2020 à Matignon. (BENOIT TESSIER / POOL / AFP)