Salariés positifs au Covid-19, cas contacts ou vaccinés : ce que changent les nouvelles règles d'isolement en entreprise

Les règles d'isolement dans les entreprises évoluent, face à la situation épidémique due au Covid-19. Elles diffèrent selon le statut vaccinal du salarié, s'il est positif au virus ou cas contact.

Article rédigé par
Émilie Gautreau - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Salariés en entreprise (illustration), le 8 décembre 2021.  (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Invitée de franceinfo ce mardi 4 janvier, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a évoqué les nouvelles règles d'isolement des cas contacts et malades du Covid-19 dans les entreprises. "Ce n’est pas l’employeur qui va définir la durée d’isolement en fonction du statut vaccinal, c’est le salarié en lien avec l’Assurance maladie. Quand il est cas contact, il peut continuer à travailler… Il n’a pas à prévenir son employeur. On n’a pas à donner à son employeur son statut vaccinal. On en revient aux règles qui ont existé et qui n’ont pas posé de problèmes", a affirmé la ministre. 

Dans les faits, c'est plus compliqué. S’il n'y a pas d'obligation vaccinale, et donc pas de communication obligatoire autour du statut vaccinal, l’employeur a l’obligation légale de protéger ses salariés. Quant au salarié, il est tenu de prendre soin, en fonction de ses possibilités, de sa propre santé et de celles des personnes concernées par ses actes au travail. Il est également fortement recommandé que salariés et employeurs coopèrent pour éviter des clusters au travail. franceinfo fait le point sur les différents cas de figure

Si le salarié est positif au Covid-19

Avec une vaccination complète, il faut s'isoler entre cinq et sept jours, en fonction des symptômes et des résultats des tests. Sinon, il faut respecter une période d'isolement de sept à dix jours. En théorie, l’essentiel passe par le médecin et l’Assurance maladie. Mais en pratique, le salarié est fortement encouragé à prévenir son employeur et ses collègues, afin de faciliter la recherche de cas contacts et de décider des mesures à prendre, rappelle le ministère de la Santé. 

Si le salarié est vacciné et cas contact 

Le salarié peut continuer à travailler, puisqu'il n’est plus tenu de s’isoler. L’obligation est de faire un test immédiatement et des autotests, deux et quatre jours après le premier dépistage. Mais si le salarié en a la possibilité, il lui est fortement recommandé de télétravailler, si ce n'était pas déjà le cas. Ce qui veut de fait dire que ce salarié est cas contact. Et s'il n'est pas possible de télétravailler, il faut faire encore plus attention aux gestes barrières au travail, ajoute le ministère de la Santé sur son site internet. Cela signifie porter le masque en toutes circonstances, avoir un bureau attitré si ce n’était pas le cas, privilégier les contacts par téléphone ou en visio, ou encore déjeuner seul plutôt qu’avec des collègues. Il est donc compliqué, dans ces conditions, de ne pas prévenir son employeur.

Si le salarié est cas contact et non-vacciné, ou s'il a une vaccination incomplète

Dans ce cas, il faut impérativement s’isoler, pendant sept jours, et faire un test à l’issue de l’isolement. Si l'on ne peut pas télétravailler, cela revient de fait à prévenir que l'on doit s’isoler. Certains médecins du travail et employeurs redoutent que, par réticence à révéler, même indirectement, qu’il n’est pas vacciné, un salarié cas contact ne le dise pas, ne s’isole pas et vienne quand même sur son lieu de travail. 

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