Saint-Etienne : la situation "est très critique", alerte le maire LR Gaël Perdriau

"Depuis huit jours malheureusement, le taux d'incidence continue d'augmenter et le nombre de malades afflue de manière inquiétante", rapporte le maire qui a demandé des "renforts" au ministère de la Santé.

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Radio France
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Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne, 9 octobre 2020. (R?MY PERRIN / MAXPPP)

La situation à Saint-Étienne est très "critique" estime samedi 24 octobre le maire LR Gaël Perdriau. Saint-Étienne est sous couvre-feu depuis une semaine (le département de la Loire dans son ensemble vient lui de passer sa première nuit de couvre-feu), mais "le taux d'incidence continue d'augmenter", indique-t-il sur franceinfo, signe que les effets de la mesures sur l'épidémie de coronavirus ne se font pas encore sentir.

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franceinfo : Quelle est la situation dans votre commune ?

Gaël Perdriau : Elle est très critique. Nous avons ce matin plus de 440 personnes qui sont hospitalisées sur le bassin stéphanois, 70 personnes en réanimation.

Le plan blanc a été déclenché il y a maintenant plusieurs jours et cela veut dire que beaucoup de personnes qui ont d'autres pathologies ne peuvent plus être soignées dans nos hôpitaux, y compris d'ailleurs maintenant celles qui sont atteintes du Covid-19 puisque hier, un avion a emmené quatre patients vers Bordeaux. 

Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne

à franceinfo

Saint-Étienne est sous couvre-feu depuis une semaine, les effets ne se font pas encore sentir ?

Depuis huit jours malheureusement, le taux d'incidence continue d'augmenter et le nombre de malades afflue de manière inquiétante. Je crois que la meilleure arme contre ce virus est d'abord individuelle : ce sont les fameux gestes barrières. Beaucoup de prévention à faire auprès de nos concitoyens, c'est ce que nous faisons à la ville de Saint-Étienne, à la métropole, avec la cellule de coordination que nous avons installée dès le mois de février et qui n'a pas cessé ses travaux pour inciter et informer la population.

Six communes de la Loire font partie des 20 villes françaises les plus touchées par le virus, est-ce qu'il y a une explication ?

J'ai travaillé avec les chefs de service du CHU cette semaine encore, eux mêmes ne sont pas capables de donner des explications scientifiques, médicales, techniques. Je rappelle qu'en juillet, août et septembre, la carte du département était entièrement verte, il n'y avait plus de cas de Covid, et puis on les a vus réapparaître avec la rentrée. Il n'y a pas d'explication aujourd'hui connue.

Cela veut dire que votre système de soins local n'était pas assez préparé, ou que vous aviez anticipé moins de cas que ceux auxquels vous êtes confrontés ?

La santé est une mission régalienne assurée par l'État. L'hôpital public est géré par le ministère de la Santé et je regrette qu'entre la fin de l'épidémie et aujourd'hui, l'hôpital public n'est pas mis en œuvre une politique au niveau nationale. Manifestement, les ajustements n'ont pas été faits. Je peux vous dire que les équipes sont très volontaires, très engagées. Je voudrais saluer leur courage et leur engagement, mais je voudrais également témoigner de leur fatigue et de leur épuisement. C'est la raison pour laquelle j'ai d'ailleurs demandé cette semaine au ministre de la Santé des renforts. Parce que si, comme le président de la République l'annonçait hier, cela devait durer jusqu'à l'été prochain. Ce ne sera certainement pas avec les équipes telles qu'elles sont aujourd'hui.

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