Royaume-Uni : Boris Johnson annonce de nouvelles restrictions en Angleterre pour stopper l’épidémie de Covid-19

Parmi les nouvelles mesures le masque va devenir obligatoire dans la plupart des lieux clos, le télétravail est encouragé et les pubs, bars et restaurants devront fermer à partir de 22 heures dès jeudi.

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Radio France
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Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'exprimant alors qu'il annonce aux députés les nouvelles restrictions concernant la pandémie de Covid-19, à la Chambre des Communes à Londres, le 22 septembre 2020. (JESSICA TAYLOR / UK PARLIAMENT / AFP)

Devant le Parlement, Boris Johnson a annoncé mardi 22 septembre de nouvelles restrictions pour enrayer l’épidémie de Covid-19 en Angleterre, mettant en garde contre la possibilité de mesures "plus drastiques". Le Premier ministre britannique avait été accusé d'avoir aggravé le bilan de la pandémie de coronavirus en tardant à décréter le confinement en mars. Cette fois le chef du gouvernement conservateur a averti que le Royaume-Uni avait "atteint un tournant dangereux".

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Vendredi, Boris Johnson avait prévenu que le Royaume-Uni faisait face à une "deuxième vague" de l’épidémie, n'écartant pas de recourir à un nouveau confinement général pour toute l'Angleterre comme "dernière ligne de défense". Si ce n’est pas un nouveau confinement, les nouvelles restrictions sont nombreuses.

Masques, télétravail et couvre-feu pour les pubs

Tout d’abord les masques : jusqu'ici assez peu portés dans le pays, ils sont généralisés dans les commerces, les taxis, les clients, les chauffeurs, les vendeurs, etc… Peu ou prou à chaque fois que l’on est à l’intérieur mais pas à la maison. Le nombre de personnes autorisées pour assister à un mariage est limité à 15, pour les obsèques à 30. Il est interdit de pratiquer un sport en salle si vous êtes plus de six. Pour une infraction à ces règles, la première amende ce sera 220 euros, mais en cas de multiples récidives elle peut monter jusqu’à 11 000 euros.

Boris Johnson encourage aussi le télétravail dès que c’est possible. Ce qui est un changement. Il y a un mois, il demandait aux travailleurs de revenir dans les bureaux. Pour les lieux touristiques, ce qui était jusqu’ici des recommandations, sur les distances sociales ou sur le masque notamment, devient impératif sous peine d’amende voire de fermeture administrative.

Un plan devait permettre d’organiser des événements comme des conférences, des salons ou encore de permettre le retour d’une partie de supporters dans les stades. Il était prévu pour le 1er octobre mais il est repoussé jusqu’à nouvel ordre. Et puis, il y a la fermeture des pubs, des bars et des restaurants à partir de 22 heures. Cette mesure entre en vigueur jeudi. Le service devra se faire uniquement à table et il sera interdit de rester debout. Toutes ces restrictions pourraient durer six mois a expliqué le Premier ministre.

Boris Johnson à l’écoute des scientifiques

Fini donc le temps où Boris Johnson essayait d’apaiser l’opinion après des prises de parole inquiétantes de la part des autorités médicales. Cette fois, il les écoute. Il a bien entendu le message des deux scientifiques qui ont exprimé leurs craintes lundi de compter jusqu’à 50 000 cas quotidiens dans moins d’un mois. Même s’il ne va pas jusqu’au confinement général que certains appellent de leurs vœux, considérant que c’est la seule barrière efficace. Le Premier ministre le dit lui-même, il veut sauver des vies sans endommager encore plus l’économie du pays. Mais il met en garde, si ces nouvelles mesures ne suffisent pas, il n’hésitera pas à aller plus loin et imposer des restrictions plus contraignantes encore. Le spectre d’un confinement général resurgit.

D’autres restrictions dans les autres pays du Royaume-Uni

Les annonces de Boris Johnson concernent l'Angleterre uniquement. Le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et l’Ecosse disposent au Royaume-Uni d’une autorité indépendante qui a pouvoir notamment dans le domaine de la santé. Ce qui crée une cacophonie d’ailleurs depuis le début de cette pandémie, les règles n’étant jamais exactement les mêmes. À peine Boris Johnson avait-il fini son discours que le Premier ministre gallois expliquait que la plupart des règles édictées étaient déjà en vigueur chez lui. Quant à l’Irlande du Nord et l’Ecosse, elles ajoutent une contrainte à cet arsenal anti-virus : l’interdiction d’inviter des gens chez soi. Aucun rassemblement n’est autorisé, quel que soit le nombre. Vous devez rester avec les gens de votre foyer, exception faite des couples qui n’habitent pas ensemble ou des personnes isolées.

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