Roselyne Bachelot sous oxygénothérapie renforcée : un dispositif qui permet de "ne pas recourir à l'intubation", explique un réanimateur

Il s'agit d'administrer de l'oxygène à un débit élevé via "de petites lunettes nasales", un procédé utilisé "en routine", détaille le chef du service de réanimation de l'hôpital Raymond Poincaré.

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Radio France
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Djillali Annane, chef du service de médecine intensive et réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), lors d'une interview sur France 2 diffusée le 2 août 2020. (FRANCE 2)

"Un apport d'oxygène supplémentaire est indiqué dès lors que le taux d'oxygène dans le sang descend à un niveau critique", explique à franceinfo le professeur Djillali Annane, chef du service de réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré, à Garches (Hauts-de-Seine). Il apporte des précisions après le placement sous oxygénothérapie renforcée de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, hospitalisée après avoir contracté le Covid-19.

L’oxygénothérapie est un traitement consistant à apporter l’oxygène qui fait défaut aux personnes souffrant d’une insuffisance respiratoire. "Il y a plusieurs facons d'administrer cet oxygène supplémentaire, poursuit Djillali Annane. Chez certains patients, parce que le taux d'oxygène dans le sang est trop bas, on utilise ce qu'on appelle de l'oxygène à haut débit. C'est ce que l'on sous-entend par oxygène renforcé."

"On utilise un appareil qui n'est pas un appareil qui aide à respirer, ça n'est pas un ventilateur, insiste le professeur Annane. C'est un appareil qui va permettre de générer des quantités d'oxygène très importantes et à un débit très élevé, que l'on va administrer par de petites lunettes nasales que l'on installe dans les narines. C'est quelque chose que l'on utilise en routine et qui permet dans la majorité des cas de ne pas recourir à l'intubation et à la ventilation mécanique." L'intubation des patients en détresse respiratoire présente en effet des risques.

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