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Reprise des cérémonies religieuses : "Une interdiction absolue n'était pas compréhensible", affirme le président du Conseil français du culte musulman

Mohammed Moussaoui approuve la décision du Conseil d'État mais reste prudent quant à la réouverture des lieux de culte aux fidèles. 

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Radio France
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La Grande mosquée de Paris conserve ses portes closes depuis le début du confinement.  (TATIF/WOSTOK PRESS/MAXPPP)

Le Conseil d'État a publié ce lundi 18 mai une ordonnance pour demander au gouvernement d'autoriser les rassemblements dans les lieux de culte. Ils avaient rouvert le 11 mai lors du déconfinement, mais étaient toujours vides par décret du Premier ministre. Une décision "disproportionnée" selon le Conseil d'État qui recommande l'annulation du décret sous huit jours. Pour le président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, cette ordonnance est "un signe d'ouverture prévisible".

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Interrogé par franceinfo, Mohammed Moussaoui rejoint la position du Conseil d'État. Selon lui, "une interdiction absolue de tout rassemblement n'était pas compréhensible". Toutefois, il reste prudent quant à l'organisation prochaine de cérémonies religieuses en présence de public : "Nous avons décidé de reprendre de façon progressive pour permettre de mieux maîtriser les effectifs et les gestes barrières et permettre aux fidèles de reprendre petit à petit leurs activités au sein des mosquées." Il ne prévoit pas de rassemblement de population pour célébrer la fin du Ramadan dans quelques jours.

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