Réouverture des universités : Emmanuel Macron souhaite "tout faire pour commencer plus tôt, en janvier"

Le retour en présentiel devrait d'abord concerner les étudiants risquant de décrocher, les premières années, les étudiants étrangers et ceux en situation de handicap, selon le président de la Conférence des présidents d'université.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le campus de lettres Carlone fermé pendant le confinement, à Nice (Alpes-Maritimes), le 10 novembre 2020. (MAXPPP)

Il "touche du bois". Emmanuel Macron a assuré, vendredi 4 décembre lors d'un entretien au média en ligne Brut, que le gouvernement allait "tout faire pour pouvoir commencer un peu plus tôt, en janvier" à rouvrir au moins partiellement les universités françaises.

"On va essayer, si nos résultats sont là [en matière de contamination au Covid-19], de commencer plus tôt et sans doute qu'on va essayer de reprendre davantage de TD [travaux dirigés] en présentiel, reprendre peut-être, si les chiffres sont bons, début janvier, des cours en demi-amphi", a-t-il précisé.

Jean Castex, qui recevait vendredi des représentants du monde universitaire, leur a tenu le même discours. Selon un communiqué de Matignon, il a chargé la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, et "l'ensemble des acteurs concernés" de travailler "à l’organisation de la reprise progressive des enseignements en présentiel à partir du mois de janvier prochain en tenant compte de l’évolution de la situation sanitaire".

D'abord un retour des "publics prioritaires"

Les cours en présentiel sont suspendus depuis fin octobre dans les universités et les grandes écoles, qui ont en revanche le droit d'organiser leurs partiels en présentiel.

Jusqu'ici, l'exécutif avait simplement évoqué l'horizon du début du mois de février. Dans son discours du 24 novembre, Emmanuel Macron avait ainsi promis un retour à la "présence physique de tous les élèves" deux semaines après le 20 janvier 2021, si le nombre de nouveaux cas quotidien se maintenait en dessous de 5 000. Une position pas forcément contradictoire avec la reprise progressive en janvier, évoquée vendredi.

Dans une tribune, le 25 novembre, dix présidents d'université avaient réclamé une réouverture des établissements après les vacances de Noël, "avec une jauge de 50%". Vendredi, aucune jauge n'a été évoquée.

Le plan de reprise des cours ciblera "d'abord les publics prioritaires, c’est-à-dire les étudiants les plus fragiles en risque de décrochage massif, les néo-bacheliers, les étudiants étrangers et les étudiants en situation de handicap", a indiqué Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d'université, à la sortie de la réunion à Matignon. Le travail sur le sujet commencera "dès la semaine prochaine", assure-t-il.

Tests antigéniques et psychologues

Le Premier ministre a également annoncé, vendredi, "le renforcement des ressources dans les services de santé universitaires par le recrutement de 80 psychologues et dans les services sociaux par le recrutement de 60 assistantes sociales pour les six prochains mois", indique le communiqué de Matignon.

"La mise en place de tests antigéniques" dans les universités dès leur réouverture, ont également été évoquées, a affirmé Gilles Roussel.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.