Réouverture des salons de coiffure : "Economiquement, il y a urgence", estime Franck Provost, qui a élaboré "une fiche hygiène" pour la reprise

Franck Provost, créateur des salons Franck Provost, et président du conseil national des entreprises de coiffure, fait part des difficultés financières de la profession et des conditions dans lesquels devraient rouvrir les salons de coiffure.

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Radio France
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Franck Provost à l'Elysée le 21 janvier 2014. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"Économiquement, il y a urgence" à rouvrir les salons de coiffure le 11 mai, a affirmé samedi 25 avril sur franceinfo Franck Provost, créateur des salons Franck Provost, et président du conseil national des entreprises de coiffure. "Pour beaucoup de salons, avec les deux mois" de confinement, "je ne suis pas certain qu'on n'ait pas beaucoup de défections" d'entreprises, estime Franck Provost.

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"Pour les petits salons qui ont une trésorerie déjà fragile, ça risque d'être effectivement problématique. C'est la raison pour laquelle il nous faut ouvrir." Concernant ses seuls salons, Franck Provost évalue avoir perdu "sur les deux mois, 100 millions d'euros de recettes" sur ses 3 500 salons dans le monde, dont 2 500 en France. "Donc évidemment, ça va être compliqué. Ça va prendre du temps de remonter la pente."

Un possible surcoût en raison des mesures d'hygiène

Franck Provost, en tant que président du conseil national des entreprises de coiffure, a élaboré avec les autres syndicats et toute la profession, "une fiche de travail, une fiche hygiène, que tous les partenaires ont signée" détaillant les mesures que les coiffeurs devront prendre pour pouvoir rouvrir. "Chaque client qui rentre devra se laver les mains avec du gel", et avoir un masque. Les coiffeurs devront avoir "des masques et des lunettes ou une visière" et également se laver les mains avec du gel. Les barbiers devront avoir "masques et visières". Les salons devront aussi avoir "des peignoirs à usage unique", à laver avec "une lessive désinfectante, ou du jetable". Et une distance d'un mètre entre les postes de coiffure devra également être respectée.

Sur la question du surcoût que les salons pourraient éventuellement appliquer à leurs prestations, Franck Provost l'évalue "entre deux et trois euros". Mais "rien n'est décidé" pour l'instant. Est-ce que cela sera répercuté sur la note, ou est-ce que cela sera offert ? "Rien n'a été décidé. Mais les marges étant déjà difficiles dans certains salons, cela risque d'être compliqué de l'offrir", juge Franck Provost.

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