Rentrée des classes : "Les écoles vont être ouvertes, mais surtout ouvertes au virus ", déplore la porte-parole du syndicat Snuipp-FSU

Le syndicat enseignant Snuipp-FSU se dit inquiet pour la rentrée des classes le 3 janvier. S'il n'est pas favorable au report de la rentrée, le syndicat réclame des mesures sanitaires plus strictes pour sécuriser les écoles.

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Radio France
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Les élèves reprennent les cours le 3 janvier après les vacances de Noël, en pleine vague Omicron, ce qui inquiète les syndicats enseignants. Illustration (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Les élèves reprennent le chemin de l'école lundi 3 janvier, alors que la 5ème vague de Covid-19 et son variant Omicron submergent la France. Les enseignants se disent inquiets de la situation. "Les écoles vont être ouvertes, mais surtout ouvertes au virus dans les semaines à venir", estime Guislaine David, la porte-parole et co-secrétaire générale du syndicat enseignant Snuipp-FSU dimanche 2 janvier sur franceinfo.

Le syndicat qui n'était pas favorable au report de la rentrée demande, en revanche, une sécurisation des écoles et des règles plus strictes. "On va avoir des contaminations", met en garde Guislaine David pensant aux enfants, familles et personnels vulnérables. "Actuellement, les règles ne sont suffisantes", réagit-elle. Le brassage d'élèves à la cantine, l'absence des capteurs de CO2, le manque de masques, notamment FFP2, sont pointés du doigt.

Dès lundi, pour les enfants de moins de 12 ans cas contact, la réalisation d’un test pour tous les élèves de la classe dès l’apparition d’un cas au sein de la classe, et le retour en classe sur présentation du résultat négatif. En outre, les élèves réalisent des autotests à J+2 et J+4. "Une usine à gaz", résume Guislaine David. Les professeurs vont devoir gérer les élèves en classe et à distance. "C'est là où on n'est pas d'accord avec ministère. On ne peut pas se dédoubler. On ne pourra pas assurer les deux, présentiel et distanciel". D'ailleurs, "les enfants à la fois en maternelle et en élémentaire ne peuvent pas être autonomes", souligne-t-elle.

Avec la nouvelle règle des cas contacts, "c'est l'économie avant tout. Les parents doivent aller travailler", résume la co-secrétaire générale du syndicat enseignant Snuipp-FSU avant de conclure : "On va vivre des semaines très complexes, les enseignants ne sont pas sereins".

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