Pour les entreprises, l’avenir est encore très incertain

Le chômage partiel et les prêts garantis ont permis d’assurer la survie de nombreuses entreprises. Mais la rentrée pourrait être redoutable. Exemple avec un autocariste qui peine à remplir ses bus.

france 3

À bord de son bus, Frédéric André est l’un des rares chauffeurs de son entreprise à avoir repris le travail. Pourtant, ce conducteur roule vers un avenir encore incertain. "Ce qu’on espère, c’est qu’il n’y ait pas une recrudescence de l'épidémie au mois de septembre et d’octobre. Si un deuxième chômage partiel devait arriver, est-ce que l’entreprise pourra y subvenir ?", s’interroge-t-il.

Des résultats 2020 "très mauvais"

Pour lui, la reprise est timide. Il n’accueille dans son bus que quatre élèves au lieu d’une dizaine habituellement. Et si cette mission maintient encore en vie son entreprise, son patron l’assure, elle ne suffira pas à sauver la saison. "2020, on a fait une croix dessus, on sait très bien que les résultats seront très mauvais. Ce qu’on espère, c’est qu’en 2021, ça reprendra. Aujourd’hui, le problème que l’on a dans notre profession, c’est que l’on n'a pas de visibilité. On ne sait pas si au mois de septembre, les piscines avec les enfants pourront reprendre, si les séjours à l’étranger pourront reprendre", explique Bertrand Berini, directeur de Viabus. 40% du chiffre d’affaires est déjà perdu.

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A Lille, aucun bus ne circulait sur le réseau "urbain" et 17% des salariés Transpole étaient en grève, selon l'entreprise. (DENIS CHARLET / AFP)