Port du masque obligatoire ? "Si c'est nécessaire, oui", estime le député Eric Coquerel, qui fustige "l'improvisation" du gouvernement

Le député La France insoumise Eric Coquerel s'est dit favorable à la possibilité de rendre le port du masque obligatoire "si c'est nécessaire".

Le député de La France insoumise, Eric Coquerel, à l\'Assemblée nationale à Paris, le 8 mai 2020 (photo d\'illustration).
Le député de La France insoumise, Eric Coquerel, à l'Assemblée nationale à Paris, le 8 mai 2020 (photo d'illustration). (THOMAS SAMSON / AFP)

Faut-il rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos pour lutter contre l'épidémie de coronavirus ? "Si c'est nécessaire, oui", a estimé le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, interrogé lundi 13 juillet sur France Inter, avant de fustiger "l'improvisation" du gouvernement sur ce sujet.

"Ce qui m'étonne, c'est que j'ai vu la tribune des médecins [publiée par Le Parisien-Aujourd'hui en France samedi 11 juillet], je suis quand même étonné que le gouvernement, en fonction de données au niveau de l'épidémie, semble hésiter. C'est toujours un peu cette impression d'improvisation, qu'on a eue déjà avant le premier confinement, qui se répète. Est-ce que c'est nécessaire ou pas ? Si c'est nécessaire, on le fait. Je pense que les médecins ont raison. En tout cas, moi, je me l'applique", a expliqué Eric Coquerel. Quatorze médecins de renom ont réclamé samedi "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" pour éviter que l'épidémie de Covid-19 ne reparte. 

Moins de vigilance

A l'instar de nombreux Français, le député LFI a reconnu être moins vigilant quant au respect des gestes barrières : "Incontestablement. Je me suis dit ça ce week-end : je suis souvent dans des manifestations, il y a des photos qui ont circulé où je dois dire que je n'ai pas été forcément le plus prudent. Et je m'en veux (…) J'ai moi-même à nouveau des connaissances qui ont attrapé le Covid. Et ça me rappelle un peu les deux premières semaines de mars, quand on pensait qu'il y avait des clusters, des foyers, et qu'en réalité le virus était déjà largement en train de se disséminer."Je pense qu'il faut évidemment à nouveau être très restrictif sur les gestes barrières, sur les protections", a-t-il estimé.