Plan d'économies chez Renault : "C'est une véritable hérésie", lâche le maire PCF de Choisy-le-Roi

Selon "Le Canard Enchaîné", quatre sites de Renault sont menacés, dont le site présent sur la commune de Didier Guillaume.

Un homme passe devant une vitrine d\'un concessionnaire Renault, à Paris, le 20 mai 2020.
Un homme passe devant une vitrine d'un concessionnaire Renault, à Paris, le 20 mai 2020. (ALAIN JOCARD / AFP)

"Nous serons extrêmement mobilisés si la situation vient se confirmer parce que je considère que c'est une véritable hérésie", a réagi mercredi 20 mai sur franceinfo Didier Guillaume, maire PCF de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), alors qu'un plan d'économies doit être présenté le 29 mai chez Renault, à cause de la crise du coronavirus. Selon Le Canard Enchaîné, quatre sites sont menacés, Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne de Caudan.

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Didier Guillaume "s'étonne" que le site de Choisy-le-Roi puisse être "ciblé". Il rappelle que "l'usine s'est inscrite, depuis un certain temps, dans une démarche d'économie circulaire, une démarche hyper vertueuse, à l'impact limité sur l'environnement, qui est un modèle aujourd'hui dans cette démarche". Il précise que, dans cette usine, "des moteurs usagés rentrent par ses portes et ressortent complètement neufs et hyper opérationnels". Selon lui, "les 263 familles" des salariés de l'usine, "ne comprendraient pas" la fermeture du site.

Didier Guillaume évoque des difficultés "sur l'ensemble des lieux" sous la menace d'une fermeture, "pour la situation économique des familles, les conséquences pour les commerces de proximité et les conséquences pour les sous-traitants de Renault". Le maire de Choisy-le-Roi comprend d'autant moins "qu'il y a un prêt de plus de cinq milliards" garanti par l'Etat.

Le Premier ministre a assuré mercredi au Sénat que l'Etat était "extrêmement attentif" à la situation de Renault et serait "extrêmement attaché, voire intransigeant, à la préservation des sites en France". Didier Guillaume estime qu'Edouard Philippe "parle surtout du site de Flins". Il craint que "les trois autres usines qui ont des effectifs peu importants" par rapport à Flins, pâtissent de l'engagement affiché par le Premier ministre. "S'il y a une démarche de délocalisation, ça veut dire pour les salariés de Dieppe, de Codan (Fonderies de Bretagne) ou de Choisy, d'aller en regroupements à Flins". "C'est une forte inquiétude", ajoute le maire de Choisy-le-Roi.