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Pistes cyclables temporaires à Paris : l'association "40 millions d'automobilistes" dénonce une "ségrégation sociale"

Pierre Chasseray, président de l'association pro-automobile, invité de France Bleu Paris, estime que la réduction de la place de l'automobile va pénaliser les moins aisés. 

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avec France Bleu Paris - franceinfo
Radio France
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La place de l'Étoile à Paris, désertée par les automobiles durant le confinement, le 22 avril 2020. (STÉPHANE MILHOMME / RADIO FRANCE)

Le délégué général de l'association "40 millions d'automobilistes", Pierre Chasseray, dénonce une "ségrégation sociale par le fric", ce mercredi 6 mai sur France Bleu Paris, alors que la ville réservera temporairement aux cyclistes 50 kilomètres de voies habituellement réservées aux voitures dès lundi 11 mai, jour du déconfinement.

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"C'est indécent", lance Pierre Chasseray, "il ne faut pas tomber dans la psychose anti-vélo, on a besoin de déplacements cyclistes dans Paris, c’est une évidence, mais le problème, c’est qu’avec la politique actuelle, on en oublie qu’on a besoin aussi d’une circulation auto".

La voiture, "prolongement des espaces de confinement"

Pour le président de l'association pro-voitures, la politique de la mairie de Paris viserait ainsi "à exclure la voiture", or il estime que "la voiture, aujourd’hui, est le prolongement naturel des espaces de confinement qu’on a eu à nos domiciles".

Pierre Chasseray pense que la municipalité parisienne cherche à "enlever des axes de circulation et enlever des voitures sur le principe de la vignette Crit’Air" et y voit une "injustice sociale" : "Soit on a la bonne voiture, qui correspond au desiderata de Mme Hidalgo, soit, si vous n’avez pas la bonne voiture, vous ne pourrez pas aller au boulot, ou alors pour vous ce sera transport en commun et donc potentiellement coronavirus."

Pour lui, "c’est une ségrégation par le fric qui est en train d’être effectuée et ce n’est plus supportable" entre ceux qui ont les moyens d'acheter un "véhicule dernier-cri" et ceux qui ne les ont pas. Il pointe du doigt un principe "manichéen qui voudrait qu'il y ait le monde du bien qui circule en vélo, et le monde du mal qui circule en voiture".

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