Manifestation contre le pass sanitaire : 63 700 personnes ont défilé dans l'Hexagone lors du 11e samedi de mobilisation

La mobilisation anti pass sanitaire a enregistré une nouvelle baisse samedi, lors du onzième épisode hebdomadaire.

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France Télévisions
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Des anti-pass sanitaires manifestent à Paris, samedi 25 septembre 2021.  (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

Onzième samedi de mobilisation consécutif pour les opposants au pass sanitaire en France. Selon les chiffres communiqués samedi 25 septembre par le ministère de l'Intérieur, 63 700 personnes ont défilé dans l'Hexagone, contre 80 000 la semaine précédente.  

A Paris, 7 200 personnes ont marché pour dénoncer le pass sanitaire et l'obligation vaccinale des soignants. Au total, 197 actions ont été menées à travers le pays. À Marseille, 800 personnes ont manifesté, selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. A Reims (Marne), 650 personnes ont marché en brandissant des pancartes avec le slogan "Liberté", selon la police. Selon les chiffres communiqués par les préfectures, 2 000 personnes ont manifesté à Montpellier, 1 200 à Strasbourg, un millier à Lyon, 950 à Metz, 900 à Lille (contre 2 100 la semaine dernière) et 650 à Nancy. 

A Nice, où quelque 1 500 personnes ont défilé, selon la police citée par France Bleu Azur, des manifestants ont tenté d'approcher le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, des policiers ont formé un barrage pour les en empêcher et ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Un individu a été interpellé.

Des mesures vues comme "liberticides"

Ces nouvelles marchent surviennent alors que le pass sanitaire doit être étendu aux 12-17 ans à partir du 30 septembre. Un projet de loi pour proroger le pass sanitaire au-delà du 15 novembre sera par ailleurs présenté le 13 octobre en Conseil des ministres.

"On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là", ont scandé les manifestants en quittant l'esplanade de la gare de Lyon, selon un journaliste de l'AFP sur place. "Je manifeste chaque week-end car notre liberté a été spoliée", explique Annick Gauthier, 65 ans, venue en groupe du Val-de-Marne avec quelques amis "gilets jaunes". "Je manifeste contre Macron et ses mesures liberticides. Moi je ne suis pas vacciné, je n'ai pas confiance. Mais je serai peut être obligé si les tests deviennent payants", a raconté Tristan, retraité de 72 ans, "'gilet jaune' de la première heure".

Le pass sanitaire est devenu obligatoire le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes. Il a ensuite été étendu aux hôpitaux sauf urgences, aux bars et restaurants, aux grands centres commerciaux sur décision préfectorale et le 30 août aux 1,8 million de salariés au contact du public.

Alors que plus de 50 millions de Français ont reçu au moins une injection du vaccin, Santé publique France fait été d'une décrue du nombre de malades du Covid-19. Vendredi, 8 107 personnes étaient hospitalisées, contre plus de 9 000 une semaine auparavant. Parmi ces patients, 1 586 se trouvaient en soins intensifs.

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