Projet de loi d'extension du pass sanitaire : "On est en situation de guerre, il faut décider vite", juge le député LREM de l'Indre François Jolivet

Invité de franceinfo mercredi, le député LREM de l'Indre François Jolivet a dit "comprendre les réserves de l'opposition sur la vitesse des débats en cours" à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi d'extension du pass sanitaire. Pour autant, l'élu estime qu'"on est dans l'urgence".

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Le député LREM de l'Indre François Jolivet, lors d'une session de questions au gouvernement, le 28 juillet 2020, à l'Assemblée nationale à Paris.  (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"Il faut décider vite" : le député LREM de l'Indre François Jolivet a fait part de son impatience, mercredi 21 juillet sur franceinfo, quant à l'adoption du projet de loi relatif à l'extension du pass sanitaire et l'obligation vaccinale pour les soignants, alors que celui-ci était en cours d'examen à l'Assemblée nationale. "Je peux comprendre les réserves de l'opposition sur la vitesse des débats", a cependant concédé l'élu. Mais, selon lui, "on est en situation de guerre". Il aimerait néanmoins que l'extension du pass sanitaire empêche la mise en place de nouvelles restrictions d'ici la fin de l'été.

franceinfo : L’opposition dénonce des discussions animées et raccourcies dans le temps. Elle parle même de "débat tronqué". Qu’en pensez-vous ?

François Jolivet : Je peux comprendre les réserves de l’opposition sur la vitesse des débats. En revanche, le virus progresse. J’étais mardi avec Guillaume Rozier, fondateur de CovidTracker, qui me disait que les courbes étaient exponentielles. Il les suit depuis un an et demi et il n'a jamais vu ça. En fait, deux théories s'affrontent : celle qui dit qu'il faut prendre du temps pour toutes les mesures et même le pass sanitaire, en se disant "pourquoi ne pas le renvoyer en septembre pour laisser aux Français le temps de profiter ?" ; l'autre approche dit qu’on est dans l'urgence. On est en situation de guerre. Il faut décider vite et, une fois qu'on a gagné, regarder ce qu'on aurait pu mieux faire. On est dans cette position là aujourd'hui.

Vous faites partie de ceux qui lancent des avertissements au gouvernement quant à l’application du pass sanitaire. Quels sont-ils ?

J’avais des réserves sur ce qui était appliqué ou applicable aux restaurateurs. La condamnation de 45 000 euros et d'un an de prison avec sursis, je trouvais ça exagéré. Finalement, ce sera beaucoup moins. Pour autant, j’ai déposé un amendement qui vise à essayer de "court-circuiter" les sites qui se créent, sur lesquels des gens disent "chez moi vous pouvez venir, il n’y aura aucun contrôle". C'est faire obstacle à la loi de manière volontaire. C'est inadmissible et le ministre de l'Intérieur est déjà saisi sur ce sujet.

Vous êtes donc d’accord pour le pass sanitaire, à condition qu’il n’y ait plus aucune restriction prononcée d’ici la fin de l'été ?

Ce serait mon souhait mais je n'ai pas les données dont dispose le gouvernement. Ce que je sais, en revanche, c'est que quand on se fait vacciner, on participe à quelque chose de plus grand que soi. On ne se protège pas que soi-même, on protège les autres. Je fais partie de ceux qui considéraient que le vaccin aurait dû être obligatoire. Aujourd'hui, quand on dit que la vague arrive, on en voit déjà l'écume. Elle est là. Si on ne fait rien et si on donne du temps au temps, la vague progressera donc et viendra nous envahir.

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