Pass sanitaire : "Il y a une accalmie propice à la levée des mesures" dans une douzaine de régions, selon l'épidémiologiste Antoine Flahault

Si des restrictions sont levées, selon cet épidémiologiste, elles devront être réinstaurées "au moindre rebond".

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Présentation d'un pass sanitaire dans les Côtes-d'Armor, le 11 septembre 2021. (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)

"Il y a une accalmie propice à la levée des mesures" de restriction comme le pass sanitaire, a déclaré Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l'université de Genève, mercredi 21 septembre sur franceinfo. "En France et dans d'autres pays européens on connait une tendance très favorable depuis plusieurs semaines maintenant et qui se prolonge", assure Antoine Flahault.

L'épidémiologiste considère qu'il y a, à l'exception de la région parisienne, "une douzaine de régions françaises, y compris à La Réunion et à Mayotte, où l'on arrive dans cet état d'accalmie" et où les restrictions peuvent ne plus se justifier. "Quand le virus circule à très bas bruit, quand on est sous les 30 cas pour 100 000 habitants sur une semaine, vous avez une chance sur mille dans une école de trouver un enfant qui est positif", poursuit-il. "À ce moment-là, faut-il imposer encore des mesures qui sont fortes ?", s'interroge-t-il, rappelant que "ce n'est quand même pas tous les jours que les Français ont à présenter un laisser-passer pour boire un café".

"Ce sont des mesures qui sont fortes, donc si on peut les lever, ce que permet la situation sanitaire, alors il faut prendre son plaisir et le faire"

Antoine Flahaut, épidémiologiste

franceinfo

Si les restrictions sont levées, selon l'épidémiologiste, elles devront être réinstaurées "au moindre rebond", sans attendre "un risque de saturation des hôpitaux". Il n'exclut d'ailleurs pas de possibles "rebonds" durant la saison froide. Selon lui, "on n'est pas à l'abri" d'une nouvelle vague même si "les gens vaccinés sont extrêmement protégés, probablement à 90% contre les formes graves".

Antoine Flahault propose de prendre exemple sur le Danemark, "le bon élève de la classe", qui a abandonné le pass sanitaire le 10 septembre dernier jugeant que la situation épidémique permettait de s'en passer. "C'est un pays qui a une très grande performance vis-à-vis de cette pandémie, il a agi très tôt et dans les deux sens, pour remettre des mesures fortes comme pour les enlever", indique-t-il. "Il a été le premier pays à confiner, après l'Italie, en mars 2020, le premier pays à mettre le pass sanitaire et le premier à l'avoir enlevé, à avoir enlevé le masque y compris à l'école car la situation est très très calme", conclut Antoine Flahault.

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