La prolongation du pass sanitaire examinée au Sénat : "On repartirait pour quasiment un an sans contrôle démocratique"

C’est au tour des sénateurs d’examiner jeudi en fin de matinée le projet de loi du gouvernement qui lui permettrait notamment d’avoir recours au pass sanitaire jusqu’au 31 juillet prochain.

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Radio France
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Une manifestation anti-pass sanitaire à Paris le 23 octobre 2021. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS)

Il ne devrait pas y avoir de surprise ce jeudi 28 octobre. La haute assemblée, à majorité Les Républicains, doit amender le texte dévoilé par le gouvernement qui prévoit notamment la prolongation du pass sanitaire jusqu'au 31 juillet prochain. Néanmoins, les sénateurs vont proposer de ramener cette date au 28 février prochain, soit à la fin de la session parlementaire.

Le sénateur LR Philippe Bas, rapporteur du texte, ne veut pas faire un chèque en blanc au gouvernement, considérant que personne ne sait comment va évoluer l’épidémie. "Puisque ça change tout le temps, les Français ont le droit que leurs représentants contrôlent le gouvernement. Le meilleur moyen de le faire, c’est de voter la loi." La majorité Les Républicains pourra même compter sur le soutien de la gauche.

"Il y a eu le Conseil de défense et allez hop, on repart pour quasiment un an de pass sanitaire, d'urgence sanitaire, sans contrôle démocratique. C’est ce que propose le gouvernement et c’est proprement inacceptable."

Sophie Taillé-Polian, sénatrice écologiste du Val-de-Marne

franceinfo

Les écologistes sont néanmoins plus mesurés sur la proposition de territorialiser le pass. Dans la majorité, on crie à la manœuvre politique comme François Patriat, sénateur de la Côte d’Or. "On peut s’évacuer quelques arrière-pensées politiques qui peuvent retarder les choses. Il ne s’agit pas d’enlever des libertés aux Français, il s'agit de donner la liberté au gouvernement d’agir si la situation le demande." L’exécutif n’est de toute façon pas très inquiet. Selon une source gouvernementale, "la date du 31 juillet n’est pas un sujet pour les Français qui l’ont tous acceptée, sauf une frange marginale de la population".
 

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