Guadeloupe : des violences planifiées et organisées
En Guadeloupe, les violences urbaines liées au refus de l'obligation vaccinale des soignants relèvent d'un scandale.
Des magasins pillés à la nuit tombée, des affrontements de plus en plus violents entre les forces de l'ordre et des groupes de jeunes agressifs parfois armés, telle est la situation en Guadeloupe. Depuis presque trois mois, des violences urbaines secouent le l'île sur fond de contestation autour de l'obligation vaccinale. Des violences totalement planifiées selon le Procureur de la République de Basse-Terre. Pour les autorités, le refus de l'obligation vaccinale reste un prétexte pour ces bandes organisées dont l'objectif est avant tout de s'enrichir.
Huit personnes placées en examen
Une enquête judiciaire a permis de placer en examen huit personnes dont un policier. Ils sont soupçonnés d'avoir organisé les violences afin de s'enrichir personnellement en demandant de l'argent à des entreprises pour que les émeutiers ne s'en prennent pas aux magasins. "Ce fonctionnaire de police, je peux donner un autre élément, nous savons qu'il était impliqué, avec d'autres membres du dossier, dans de nouvelles actions. On peut révéler aujourd'hui que la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre faisait partie des objectifs visés", rapporte Jean-Luc Lennon, procureur de la République de Basse-Terre.
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