Covid-19 : un trafic de faux certificats de vaccination démantelé à Grenoble, une employée du centre mise en examen

Une bénévole d'un centre de vaccination demandait jusqu'à 250 euros par attestation à ses "clients". 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une personne présente son pass sanitaire, le 21 juillet 2021 à Dijon. (EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP)

Une employée d'un centre de vaccination de Grenoble, en Isère, a été mise en examen vendredi 23 juillet, soupçonnée d'être à la tête d'un trafic de faux certificats de vaccination contre le Covid-19, a appris franceinfo. Elle a été présentée ce vendredi soir devant un juge, à l'issue de 48 heures de garde à vue, et mise en examen, pour "réalisation de faux documents administratifs par personne chargée d'une mission de service public, détention ou fourniture de faux". Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations et notamment celle de ne pas se rendre à Alpexpo. Elle encourt sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.

Jusqu'à 250 euros par attestation

La jeune femme, âgée de 30 ans et inconnue des services de police, a été prise en flagrant délit et interpellée mercredi après-midi au centre de vaccination Alpexpo de Grenoble. Les policiers avaient été alertés par le superviseur du centre car plusieurs certificats de vaccination ont été aperçus dans son sac à main. Un témoin a également dit avoir vu des photos de cartes vitales sur le téléphone de la mise en cause, détaille le procureur de la République de Grenoble à franceinfo. Chargée de valider les attestations des personnes tout juste vaccinées, elle tamponnait également de fausses attestations.

Les enquêteurs ont trouvé 720 euros en liquide lors de la perquisition de son domicile, ainsi qu'une attestation de vaccination a priori valide mais avec au dos, des inscriptions manuscrites de nombreux noms et numéros de sécurité sociale. Selon le parquet de Grenoble elle a d'abord nié les faits en garde à vue avant de reconnaitre devant le magistrat instructeur "avoir réalisé une douzaine de fausses attestations et s’être fait parfois rémunérer".

Selon une source proche du dossier, la jeune femme se présente comme la directrice de campagne du parti Les Républicains à Grenoble lors des dernières élections départementales, Alexandra Gendron. Les premières investigations révèlent qu'elle demandait 250 euros par attestation, lorsqu'il s'agissait de ses propres "clients", et 100 euros, lorsqu'elle passait par un intermédiaire, avec qui elle partageait la somme. Et chez elle, les enquêteurs ont retrouvé 750 euros.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Pass sanitaire

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.