"C'est plus pratique que de faire un test tous les jours" : l'instauration du pass sanitaire accélère la vaccination des adolescents contre le Covid-19

Depuis le 15 juin, les 12-17 ans peuvent se faire vacciner contre le Covid-19. Si les débuts ont été timides, l'instauration du pass sanitaire à partir du 30 septembre a convaincu une partie d'entre eux de sauter le pas.

Article rédigé par
Benjamin Illy - édité par Clémentine Vergnaud - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une adolescente reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 à Paris, le 29 juin 2021. (MARTIN BUREAU / AFP)

Un Français sur deux est complètement vacciné contre le Covid-19, a annoncé mardi 27 juillet la Direction générale de la santé. Or, le seuil d'immunité collective est estimé à environ 90%. Pour l'atteindre, l'enjeu est désormais pour les autorités sanitaires de vacciner les 12-17 ans. Depuis le 15 juin, ils peuvent recevoir les injections de Pfizer. Depuis l'annonce de l'instauration d'un pass sanitaire pour eux à compter du 30 septembre, les centres de vaccination voient leur public se rajeunir.

Beaucoup craignaient des effets secondaires

À la sortie du centre de vaccination de la porte de Versailles à Paris, Mohammed a le bras légèrement engourdi. "C'est la première dose", explique l'adolescent de 14 ans. En revanche, l'esprit est plus tranquille. "Je suis même serein !", lance-t-il, son père à ses côtés. "C'est lui qui a décidé de se faire vacciner", assure son père. "C'est mieux d'avoir le vaccin, c'est plus pratique que de faire un test tous les jours", justifie Mohammed. 

Un peu plus loin, une jeune de 12 ans reconnaît qu'elle avait "moyennement envie" de recevoir l'injection. "Je souhaitais qu'on attende encore un peu pour voir les effets à long terme", explique sa mère, qui s'est sentie "un petit peu" poussée à le faire à cause de l'instauration à venir du pass sanitaire. C'est aussi la raison qui a poussé Maé à franchir le pas. "Je ne voulais pas parce qu'il y a des effets secondaires", raconte l'adolescente de 14 ans. "Après réflexion et en avoir parlé, j'ai changé d'avis petit à petit." Ce qui lui a permis de changer d'avis, c'est notamment la perspective de "faire des activités, sortir", faire des voyages ou encore aller à ses entraînements de gymnastique. En résumé : "Continuer les activités que je faisais avant et essayer de reprendre une vie normale."

La crainte de la quatrième vague

La maman, elle, a aussi été poussée par la nouvelle flambée de l'épidémie de Covid-19. "On pensait attendre un peu et quand on a vu la quatrième vague qu'on affronte, on s'est dit qu'on la faisait vacciner maintenant." Et pour cause, le taux d'incidence chez les 10-19 ans était de 268 cas pour 100 000 habitants entre le 17 et le 23 juillet, contre 179 pour le taux moyen. 

La perspective de nouvelles contaminations a alerté Héléna, âgée de 15 ans. "C'est pour éviter que je transmette le Covid-19 ou que je le reçoive", explique-t-elle après sa seconde injection. L'adolescente n'a pas attendu le discours du président. "Plus on vaccine de personnes, mieux c'est."

Les jeunes se font vacciner : reportage de Benjamin Illy
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