"On a des collègues éreintés" alerte le Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale

Alors que tous les écoliers et collégiens devaient reprendre le chemin des cours, ce lundi 22 juin, le SNPDEN-UNSA dénonce les conditions de travail des personnels de direction.

Une salle de classe à Reims
Une salle de classe à Reims (AURÉLIE JACQUAND / FRANCE-BLEU CHAMPAGNE)

"On a des collègues qui sont éreintés, trop souvent pressurés, parfois exaspérés", dénonce, sur franceinfo lundi 22 juin, Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN-UNSA).

Pour lui, les directeurs d’établissements "ont dû faire face à des changements de règles et de rythmes extrêmement rapides, à des injonctions parfois contradictoires et à des dispositions dont certaines étaient quasi-inapplicables", pendant la préparation à la réouverture.

Le syndicat demande à rencontrer le ministre de l'Education nationale

En ce jour de rentrée, il souligne que "pour arriver à ce résultat, il a fallu un investissement énorme de nos collègues. Un travail invisible, de coulisse, mais qui a été très important et qui a demandé adaptations, négociations, efforts et ajustements en tous genres".

Pour Philippe Vincent, cette situation où les directeurs sont "quasi-à bout" nécessite des réponses du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à qui le SNPDEN-UNSA a demandé une rencontre en urgence.

Si les questions de moyens et de rémunération sont des "dossiers ouverts", mais "pas essentiels", estime Philippe Vincent, cette rencontre a pour objectif de "lui faire toucher du doigt l’état général, plutôt triste, de la profession. Il a dit que notre travail avait été extraordinaire pendant la période. On souhaiterait que ce soit reconnu et que l'on prenne en compte l'état actuel de nos collègues qui ne vont pas très bien".